Ne croyez pas tout ce qui est écrit ici, allez vérifier par vous même.

jeudi 11 novembre 2021

A PROPOS DE LA VIE





Une fois que la présence s'est révélée, je n'ai pas trouvé quoi que ce soit d'autre, quelque chose que je croyais être "moi" a été démasqué, la croyance d'être identifié à cela s'est désagrégée progressivement comme un vieux papier peint qui se décolle du mur.

Cette croyance en un "moi" séparé est la pensée racine sur laquelle repose la dualité de l'existence, au cours de la vie, le festival des croyances peut continuer longtemps, des zones d'ombre qui attendent d'être explorées, des croyances auxquelles nous tenons beaucoup, il faut du temps et des épreuves pour les abandonner.

L'effondrement salutaire fut l'instant d'éveil, je découvrais que je ne pourrai jamais atteindre ce que je suis déjà, quête inutile et sans objet. Il n'y a qu'une seule réalité, unique, immobile, vide et sans limite, conscience qui se perçoit elle-même, située en amont de toute chose, l'unité de ce que je suis n'a pas besoin d'en savoir plus.

L'existence continue, dans la forme, fragile, le désir de vivre anime l'être humain, il rit, il pleure, il a des problèmes, il espère, il est heureux, il est amoureux, il est triste, il s'impatiente, il dort, il parle, il réfléchit, il souffre, il regrette, il est frustré, il a faim, il est fatigué, il a peur, il partage, il danse, il vit sa vie... c'est transitoire, c'est libre, c'est l'histoire du personnage dans le monde de la dualité, aucune erreur possible, c'est ce qui arrive, tout ce qui arrive dans la marmite de la vie est une cascade de réactions en chaines, de transformations, c'est l'énergie, en devenir, en mouvement. La vie est une métamorphose constante, provenant de la source en tant que monde manifesté en mouvement.

N'écoutez pas les marchands de sommeil spiritualistes qui vous promettent la paix éternelle ici-bas, c'est faux, la vie est pure création aussitôt consumée par un feu permanent. La vraie paix n'est pas une absence de mouvements dans le monde, c'est voir le monde à partir du silence de la présence.

Retrouvons notre lien naturel, simple et profond avec la terre, ne nous coupons pas de nos émotions, de nos intuitions, ne nous coupons pas de la vie, l'illusion serait de croire que nous pourrions nous affranchir de l'incarnation. Or, nous avons un besoin vital de nous enraciner solidement dans la matière, sinon que pourrions-nous transcender ? Corps et esprit sont deux faces d'une même pièce, l'un ne va pas sans l'autre. L'étincelle alchimique jaillit toujours du fin fond de la matière pour retourner à l'esprit, terre et ciel ne font qu'un. 

Et à ceux qui sont encore en quête de l'éveil, voyez que le personnage ne peut pas s'éveiller car il n'est pas de nature réelle, il est construit, éphémère structure projetée sur l'écran du monde, à ne pas confondre avec ce que je suis, ce qui le remplit de vie, je suis ce qui est présent pour le vivre, je ne suis ni la pensée, ni la mémoire, ni ce qui est ressenti, je suis avant, toujours avant.

Lorsque cette fleur est vue, pourquoi "je" rajoute quelqu'un qui la regarde, ce n'est pas vraiment l'expérience qui se vit, il y a juste une fleur qui apparait ... à personne ; la fleur est remplie de conscience, elle en est indissociable, c'est simple et étrangement si difficile à voir.

 

Durant ce temps d'incarnation, n'oublions pas qui nous sommes, cessons donc toute recherche, remercions et vivons notre vie.


dimanche 29 août 2021

CE QUI RESTE





A la fin de la quête, que reste t'il ? 

Et bien, il ne reste rien, la perte est totale, l'illusion s'est consumée, volatilisée.

La fin de la quête correspond à la réalisation qu'il n'y a pas de quête et pas de fin.

Je répète souvent que vous n'allez pas acquérir des connaissances ou quelque chose de plus, c'est plutôt la voie du dépouillement et de l'abandon, vous allez tout perdre même l'idée de vous-même.

C'est pourquoi cette proposition va à l'opposé de celui qui cherche à garder, à maintenir, à accumuler du savoir, des concepts et des certitudes.

La vérité est au delà des concepts, la vérité est si simple d'accès. Malheureusement la voie directe qui est proposée ici n'intéresse personne parce-que le "moi-ego" ne veut pas perdre son pouvoir, l'indication non duelle déclenche une réaction de peur renforçant le personnage qui se sent menacé de disparition.

Pourtant, la condition humaine pourrait s'affranchir des croyances limitantes, le chaos apparent du monde nous y oblige tant les vagues d'informations contradictoires sont incessantes. La confusion, les oppositions s'intensifient, la lutte entre "les pour et les contres", la dualité renforce la croyance racine d'identification qui est le mécanisme de sauvegarde de l'ego.

La rumination mentale des concepts et des opinions est la pire des maladie humaine, mais à force de se perdre dans le labyrinthe des illusions, dans les impasses de nos croyances, ce mécanisme mental épuise l'organisme et joue le rôle de révélateur, de catalyseur, jusqu'a ce que la lumière de la présence fissure les certitudes en s'illuminant de l'intérieur et nous libère de cette prison mentale, cela arrivera un jour, même si s'est dans mille ans... ce sera toujours maintenant. 

Il s'agit de voir qu'il n'y a pas de barreaux aux fenêtres, pas de portes fermées à clé, aucune prison ne peut contenir "cela qui voit", tout apparait puis disparait sans laisser de traces, le vide de la présence est la seule réalité. L'impermanence des choses est une loi du monde connu qu'il est essentiel de réaliser. 

Qui voit ça ? Ce qui voit ça est déjà libre, c'est ce qui reste quand il n'y a plus personne, c'est la présence de l'instant, c'est la vrai liberté de notre nature même.


mercredi 16 juin 2021

ABSENT POUR L'INSTANT





Soyez présent à votre corps, soyez suffisamment présent et attentif pour que votre absence se révèle derrière le vide des sensations corporelles.
Cette absence est ce qui reste lorsque la présence se vit.
Pas de techniques, pas d'objectifs, pas d'attentes, votre nature est présence, elle ne peut se fuir car elle est non duelle, vous êtes tel que vous êtes sans amélioration possible, sans solutions ni résolutions.
Espérer et devenir ne sont pas nécessaire, tout est déjà complet.
C'est absolument simple et tranquille, le monde est englouti par ce vide vivant à chaque instant, vécue de cette façon, votre nature se révèle et sa lumière peut alors s'incarner au coeur de la manifestation.



samedi 1 mai 2021

CONSCIENCE PURE


 

D'aussi loin que je m'en souvienne, j'ai toujours eu l'intuition que la réalité n'était pas ce qu'elle semblait être. Inlassablement, j'ai cherché, impossible de me satisfaire de ce monde imposé par la pensée commune ; j'ai cherché pendant longtemps...
Puis vint le jour ou, brusquement, j'ai arrêté de chercher, lorsque j'ai réalisé que c'était déjà là, que j'étais cela sans la personne que je croyais être.
Une évidence s'imposa alors, réalisant l'absurdité de cette farce cosmique, la recherche cessa.
Malgré un matérialisme de façade, le monde nous pousse à découvrir le trésor, juste derrière le vide abyssal des sensations corporelles se trouve la porte dérobée.
La réalité de ce que nous sommes en ce moment n'est cachée qu'en apparence par les sens, dissimulée par l'activité bruyante du mental discursif.
Nous sommes conscience pure sans limites, mais curieusement, nous préférons nous limiter, nous identifier au corps.
Par la pratique de l'expérience directe, il est aisé de constater que ce qui est perçu est aussi le percevant en l'absence de celui qui perçoit, autrement dit qu'il n'y a pas de séparation entre ce qui est perçu et ce qui perçoit.
Lorsque cela est vu, le personnage s'efface car il vient d'être démasqué comme étant l'usurpateur, celui qui est de trop.
La pensée d'être "moi", entité séparée, est juste un bon film qui se joue, le film de ma vie.
Abandonnée, cette croyance reste posée là comme une potiche car elle fait partie du monde mais n'est plus confondue pour quelqu'un, la vie peut alors se vivre sans protections, libre de s'exprimer telle qu'elle est, émotions, sentiments et autres jaillissements des parts d'humanités reprenant naturellement leurs justes places.
Rien n'est à comprendre, des choses apparaissent et disparaissent constamment au sein de cette ouverture consciente, laquelle n'est jamais affectée par quoi que ce soit qui apparait ou disparait.
La conscience ne se perçoit pas, elle est conscience pure, s'illumine d'elle même au sein de sa propre présence, c'est notre nature essentielle.
Pourquoi désirer plus que de n'être rien, la réalité est un vrai choc pour celui qui croyait diriger sa vie, une belle histoire qui part en fumée, la vraie liberté est à ce prix.



dimanche 28 février 2021

UN CHAT...QUI REGARDE ?




Amusez vous à vous fondre dans le regard d'un chat et vous serez surpris à quel point il renvoie à votre propre intimité, comme il répond instantanément à votre propre présence, le trouble que cela procure est dût au phénomène de résonance induit par la conscience.
Contemplez la clarté lumineuse du "sans ego", la conscience se contemple elle même sans filtre déformant, feu éternel émanant directement du coeur qui nous confronte à l'implacable réalité.
C'est une des grandes leçons que nous donne le règne animal, à travers l'absence d'identification, la puissante vibration élémentaire ressentie à son contact revitalise le corps vital par l'information de guérison qu'elle transmet. Ce n'est pas par hasard que les liens entre le règne animal et l'humanité soient si forts pour le meilleur et pour le pire.
Malgré les souffrances qu'il endure, l'animal nous accompagne, il nous soigne, il donne, ne demande rien, il nous invite à abandonner notre arrogance, à laisser les tiraillements du mental se dissoudre dans "l'être", dans ce regard mystérieux. C'est la même conscience partout, rien n'existe en dehors, c'est la même lumière qui sous-tend tous les règnes.
Par l'absence de jugement, par le vécu spontané et joyeux de l'instant, l'animal nous rappelle que la source n'est jamais éloignée mais qu'elle est déjà ici maintenant, pleinement vivante et vibrante, s'exprimant en tant que nos vies. Honorons ce lien précieux qui nous guide et guérit nos blessures.

 

vendredi 1 janvier 2021

VOIE DIRECTE

 




En ce premier jour de l'année, s'il existe un intérêt et des questionnements pour l'éveil, inutile de partir à sa recherche car il nous est déjà donné.

L'arrêt de la recherche est conditionné par l'abandon des croyances.

Abandonnez la croyance que nous sommes contraint de cheminer sur un sentier étroit vers une hypothétique destination qui serait le but a atteindre.

Abandonnez la croyance que nous devons attendre de devenir parfait, d'avoir guérit toutes nos blessures et de maitriser notre destinée.

Abandonnez la croyance que notre condition, nos imperfections, nos insuffisances, nos faiblesses, nos failles, nos peurs, notre agitation, nos bonheurs éphémères, que la forme prise par notre humanité si fragile et si misérable, que tous ces états nous définissent.

Et surtout, abandonnez la croyance que la vie devrait être différente de ce qu'elle est maintenant, abandonnez la lutte.

Par ignorance, la quête du bonheur s'est attaché à poursuivre l'arc en ciel illusoire, la quête s'est tournée vers quelque chose à l'extérieur qui jamais ne pourra nous combler.

La voie directe dont parlent les grandes traditions de sagesse est accessible maintenant et sans détour, ce n'est ni extérieur, ni intérieur, ce n'est pas un lieu dans lequel on se trouve, ce n'est pas une destination, ce qui nous défini n'est pas un objet, ce n'est pas connu.

La présence que nous sommes n'est pas quelque chose dont quelqu'un peut se saisir, on ne peut pas l'atteindre parce qu'elle est notre essence, nous ne pouvons pas nous en extraire pour la décrire, c'est une impasse.

Le monde, en nous indiquant le reflet de ce que nous sommes, ou dit autrement, en nous indiquant ce que nous ne sommes pas, nous ramène à notre présence.

Regardons ce qui est là et réveillons nous sans tarder pour échapper à l'hypnose générale, aux conditionnements d'années d'éducation, aux dictats de la société, à l'abrutissement des médias, nous avons cru à la dictature du bonheur, au rêve de folie dans lequel s'est empêtré l'humanité. L'urgence de la révélation ne peut plus être différée

La voie directe transperce l'illusion telle une flèche, laissant transparaitre notre lumière essentielle déjà là, déjà parfaite qui ne nous a jamais quitté, remplie à profusion sans qu'il soit possible ni d'ajouter ni de retirer quoi que ce soit, et dont le feu incandescent brule toujours à son maximum d'intensité.

Pas besoin d'attendre d'aller mieux demain, c'est maintenant, c'est la voie directe.

En ce premier jour de l'année, si nous ne devions faire qu'un seul voeu, pourquoi ne pas dire Oui à Cela.


lundi 16 novembre 2020

AU CREPUSCULE DE L'ANCIEN MONDE







A tous les chercheurs de vérité qui ressentent l'appel intérieur...

Alors que les soubresauts du monde s'accentuent, que l'effondrement semble inéluctable, il devient plus que jamais nécessaire d'aller questionner l'essentiel.
Avant toute chose, faites silence, éteignez les écrans, fuyez les médias, laissez tomber vos opinions ou celles des autres, ignorez les injonctions de la société qui vous coupe du vivant.
C'est urgent, c'est vital.
Allez plutôt marcher dans la forêt et laissez le mental se calmer.
Connectez vous a la nature, touchez les arbres, touchez la terre, reprenez contact avec ce qui ne vous ment pas.
Faites silence et ressentez maintenant le Feux de votre pouvoir qui attend d'être reconnu.
Ce feux est celui de la présence qui se tient là, dans l'ombre de votre absence, vide, éternellement présent, infini, sans limites.
Comment est-il possible que cela ne soit pas vu, que l'évidence soit à ce point occultée. Ouvrez les yeux, vos yeux intérieurs, il n'y a que Cela partout, ça crève l'écran !

Inversez la direction de l'attention, ne restez pas focalisés, hypnotisés par l'extérieur, par les objets ; à force d'identifications aliénantes, l'attention s'est perdue dans la périphérie du monde, dans le connu.
Allez voir d'ou provient la vision, il n'y a pas d'observateur, l'origine de l'attention n'est pas localisée, laissez le regard se désidentifier peu à peu de l'observateur.

N'attendez plus, ne cherchez plus d'excuses, regardez qui vous êtes vraiment, n'ayez pas peur de tout perdre, vos certitudes, votre histoire.
Laissez la place vide et restez tranquille, attendez, laissez vous prendre par la douce et radieuse lumière consciente que vous êtes totalement, sans séparations, dans la clarté évidente qui n'a besoin de rien, qui se suffit à elle-même. La stabilité inébranlable de ce socle, s'il est reconnu, vous servira d'ancrage dans la mer déchainée de la transformation planétaire.

Arrêtez de chercher le bonheur dans l'impasse de vos croyances.
Vous êtes déjà arrivé à destination, mais pour le voir il est nécessaire de se dépouiller de tous les oripeaux qui vous entravent, et qui maintiennent l'illusion et l'identification au personnage.  

Ne vous y trompez pas, je ne vous dis pas que c'est facile, je vous dis que c'est très simple et comme vous le savez, ce qui est simple reste caché tant le mental refuse la simplicité. Surtout, ne confondez pas la vision d'éveil avec le développement personnel, votre vie ne va pas s'améliorer, vous ne serez pas une meilleure personne, vous n'irez pas dans le sens du mieux ou du plus ; à l'inverse vous allez perdre vos certitudes, vos croyances, vos conditionnements ce qui rendra la vie plus simple.
En fait, l'onde de choc de l'éveil permet de distinguer clairement ce qui est réel par la négative : je sais de manière absolue ce que je ne suis pas mais si je me cherche, je ne me trouve jamais, je n'existe pas en tant que moi séparé, c'est une évidence non objective. Dans ce sens, le mental ne sera jamais l'outil de la révélation, la source ne lui est pas accessible.
Ne cherchez pas a atteindre ce que vous êtes déjà, aussi longtemps que la recherche perdurera, l'instant d'éveil attendra, parfois toute une vie pour voir ce qui est déjà là, ici maintenant, simple et tranquille, qui ne demande rien et qui se donne sans conditions.
De l'urgence à réaliser dépend votre capacité à abandonner la recherche.

Au risque de me répéter, ce qui se passe dans le monde n'est pas séparé de nous, le désordre apparent est la forme que prend la conscience pour indiquer qu'il est grand temps de rentrer à la maison.
Laissez partir l'ancien monde, c'est le mouvement naturel de l'ordre des choses. Accompagnez l'ouverture de conscience qui s'annonce et saisissez cet instant comme l'opportunité de vivre pleinement le changement de paradigme planétaire, la guérison est en marche.




dimanche 26 avril 2020

LAISSE PARLER LA PEUR






Le monde est secoué, des vagues d'énergies collectives circulent, la peur est l'une d'entre elles.
La peur rode, elle vient frapper à ta porte, ne la laisse pas dehors, ne la toise pas feignant de l'ignorer.
Invite la peur à rentrer dans ta maison, elle veut te parler, invite la à prendre le thé, elle cherche a communiquer.
C'est une amie qui te rend visite, papote quelques minutes, écoute puis laisse-la partir comme elle est venue, ainsi reconnue, elle te libère et retourne à la source.
Ressent la peur, rencontre-la, laisse la te traverser, c'est une émotion, c'est une information qui circule librement, ne lui fait pas obstacle.
Rencontrer la peur c'est la ressentir ; une peur qui n'a pas été rencontrée reviendra toujours frapper a la porte c'est une loi naturelle du monde. 
Dans notre culture, cette émotion est souvent refoulée, elle se fixe dans le corps en attendant d'être vécue et prend la forme de tensions. L'accumulation des ces tensions est toxique et rend malade, notamment le stress, cette forme de peur chronique qui épuise les défenses immunitaires.
Souvent, des mécanismes psychologiques d'évitements déguisent la peur qui peut prendre bien d'autres formes pour ne pas être reconnue : colère, agressivité, déni, la liste est longue...
Au niveau vital la peur instinctive protège le corps, elle est nécessaire, au niveau mental la peur est toujours la réaction de l'ego qui se sent menacé, soit au travers de ce qu'il croit posséder, soit dans ce qu'il croit contrôler.
Je suggère d'aborder la peur comme étant une énergie circulante, ni bonne ni mauvaise qui apparait puis disparait, si elle est pleinement vécue elle ne laisse pas de traces; inutile d'en connaitre l'origine, l'important étant de la vivre pleinement. 
Fondamentalement, lorsque l'ego n'est plus aux commandes, notre nature profonde ne retient pas la peur, elle en est même totalement étrangère, c'est la croyance que cette peur appartient à quelqu'un qui lui confère son pouvoir délétère, il en va de même pour toutes formes d'énergies émotionnelles retenues.
Les temps sont propices, chacun face a lui-même sans échappatoires, devra regarder sa peur en face et voire qu'elle ne fait que passer, qu'elle n'est pas vraiment réelle.
Le nettoyage planétaire est en marche, il nous oblige enfin a poser le regard sur nos blessures passées, mémoires profondes individuelles, générationnelles et collectives qui attendent d'êtres guéries.
La forme que prend cette grande transformation énergétique planétaire est surprenante, l'intelligence de la création est à l'oeuvre, elle nous place face a notre arrogance, notre insignifiance mais cette crise est aussi un cadeau, l'opportunité unique d'une véritable mutation intérieure, d'une métamorphose.
C'est pourquoi la peur rode, peur de se confronter à soi, peur du vide, peur de la mort, peur de tout perdre, mais surtout la peur de voir qu'il n'y a rien a voir : là est l'endroit de toutes les peurs.
Ecoute ta peur car elle te guide vers l'endroit ou elle disparait, cet endroit est ta demeure.
Le cadeau qui est offert est inestimable, libre à chacun d'en apprécier toute la valeur. 



vendredi 3 janvier 2020

INCARNER LA VISION DANS LE MONDE






Ce qui fait suite à l'instant d'éveil dans le monde est comme une deuxième naissance, la vrai naissance, celle qui fait franchir le seuil du non-retour.
Néanmoins, le plus souvent, l'inertie de l'ancien monde attire encore l'attention tel un spectre fantomatique venant régulièrement hanter le champ de conscience et réactiver les mémoires corporelles par les croyances bien ancrées de l'identification.
Autant la vision d'éveil est instantanée, autant la réalisation prend du temps car il lui faut s'incarner dans le monde.
L'instant d'éveil est comme un virus, il contamine tout l'organisme jusqu'a ce que l'identification au personnage ait disparu, c'est pourquoi ce processus prend du temps car il est lié au corps et aux mémoires.
Les différentes strates de mémoires émotionnelles accumulées depuis l'enfance vont êtres transformées par le feu de la vision.
L'aspect personnel attaché au sens du moi se dissout progressivement.
La réalisation n'est pas une montée vers dieu mais plutôt une descente dans la matière jusqu'a la transcendance, jusqu'a la disparition de l'idée d'être séparé, isolé dans un monde qui serait à l'extérieur.
Il reste alors un piège très subtil, l'unité se réalisant "non-deux" n'est pas la négation du personnage qui s'exprime dans la manifestation.
Beaucoup de confusion règne autour de cette notion car il y a la croyance que l'ego doit disparaitre, alors qu'il fait parti intégrante du monde en mouvement, il est une des expressions de ce que je suis, ce n'est pas une erreur, c'est la manifestation telle qu'elle apparait, c'est vu comme l'apparition d'une identification personnelle maintenant démasquée.
Finalement, transcender l'ancien monde c'est vivre pleinement notre humanité avec le paradoxe qui inclut également le "moi-ego" et cela, à partir de ma vrai nature.
La libération c'est aussi voir qu'il n'y a rien a libérer, c'est déjà là, le festin est déjà servi ... on peut enfin se détendre et célébrer.

Je vous souhaite une très bonne année 2020 et de merveilleuses découvertes intérieures.

lundi 8 octobre 2018

L'APPEL







La vérité ne tombe pas du ciel, la brulure du questionnement doit être vive, la quête d'absolu une nécessité vitale, la priorité des priorités donnée à l'exploration du réel, du vivant en nous, sinon rien n'arrivera. 
La tiédeur n'appelle jamais la grâce, seul un intense feu intérieur est capable de l'accueillir. 

samedi 24 février 2018

ARRETE DE COURIR








Avant la première vision, je croyais que je devais faire quelque chose pour devenir quelqu'un. Il y avait encore cette idée d'avoir un but à atteindre, de courir après un accomplissement.
Finalement non, toute cette agitation est vaine, ce n'est pas nécessaire. 
La vie est autonome par essence, intelligente par elle même et s'écoule dans le flot naturel du monde manifesté suivant les méandres de la moindre résistance. Le "je" fait partie de ce flot, l'abandonner permet de remonter à la source de l'instant qui est notre état naturel.

L'instant est aussi affuté que le fil du rasoir, il n'y a rien, ni avant, ni après, c'est radical, il n'y a rien, il ne se passe absolument rien d'instant en instant, rien à attendre, rien à atteindre, rien a comprendre, il n'y a que cela...la vision arrête le mouvement.

Cette simplicité sidère le mental pour lequel l'instant est vide alors qu'en réalité c'est plein, complet, plénitude du rien que je suis.
Ce n'est pas caché, au contraire, c'est très ouvert, c'est même si simple et si évident que l'attention, si elle reste captivée par le monde, passe à côté du réel.

Certes, il est difficile d'arrêter de courir dans un monde qui prône l'accomplissement personnel comme le premier des commandements.
Il semble bien que ce soit un des nombreux conditionnements  nécessaires, jusqu'a ce que, saturé d'identification personnelle, l'illusion s'effondre d'elle-même comme un château de carte.
Ce peut être le moment de la reconnaissance, l'effondrement des repères produit l'embrasement du personnage illusoire qui n'a jamais existé : c'est l'instant d'éveil.

S'agiter dans le monde est encore possible, là bas, oui bien sur, tout peut continuer à s'agiter comme avant, mais ici, maintenant, ça s'est arrêté de courir.


dimanche 19 novembre 2017

SEULEMENT PERDU DANS LES PENSEES




Nous pensons que nous sommes éloignés, à distance du bonheur ou que nous l'avons perdu, égaré.
C'est une pensée, c'est faux, nous ne pouvons pas le perdre, c'est impossible. Ce que nous sommes ne peut être perdu, la conscience est en même temps ce qui apparait et ce que je suis, il n'y a pas d'autre endroit que celui-ci. C'est toujours là, toujours présent, se perdre n'est possible que par la croyance d'être perdu. En déposant les croyances, les pensées, il ne reste que la réalité qui est présente maintenant, cette réalité n'est pas distante, elle est ce que je suis, ce qui ne peut être ni perdu ni volé. 
Ce n'est pas connu par les sens, ce n'est pas une perception et pourtant toute la place brille de cette clarté silencieuse.



dimanche 1 octobre 2017

CRISE DE VIE





Dans l'unité, en même temps que "Je suis" apparait, le monde apparait.
Avec le monde, l'individu s'immisce insidieusement et sépare l'unité dans la perception, c'est la croyance que je suis séparé, abandonné, isolé, dans un corps, c'est une erreur de perception.
Ce qui se passe réellement peut être vu maintenant, l'ego est balayé par le souffle de l'éveil, se présente alors une absence... saisissante réalité de ma nature profonde.

Même si la quête de l'éveil reste illusoire dans le temps, le chercheur adore jouer à celui qui se libérera un jour.

Sans plus attendre, voici une approche qui aborde, au travers des crises existentielles que nous expérimentons tous, un possible tremplin vers la réalisation. 

La réalisation étant la vision claire de ce qui est réel.


Lettre à un(e) ami(e).

Je t'invite à poser un autre regard sur la vie, à changer de perspective.
Voici quelques propositions issues de l’expérience directe, ce ne sont pas des connaissances intellectuelles ou théoriques, c'est vécu et expérimenté.
C’est à la lumière de ce processus de transformation intérieure que je témoigne. 

Au lieu de penser qu'il y a toi d'un côté et la vie de l'autre, seul contre tous, il y a simplement toi qui contient la Vie, voir que l'intérieur et l'extérieur participent de la même origine, que tout est lié, que ce que tu vis c'est ton propre miroir, la projection de toi même dans le monde.
Malheureusement il y a ce sentiment de séparation que nourrit le mental avec délectation, on perd le mode d'emploi, on oublie que le monde extérieur est contenu en nous et c'est la guerre, la lutte sans fin pour la survie, c’est à l’origine de beaucoup de souffrances.

La vie est une rivière, lorsqu'elle est calme et tranquille, finalement on ne se pose pas trop de question. Mais lorsqu'elle se transforme en torrent et qu'elle emporte tout sur son passage comme les turbulences que tu traverses actuellement, on commence par accuser les "éléments extérieurs" ce qui est bien normal avec le point de vue habituel. Changeons donc de perspective. 

Ce qui t'arrive est une chance extraordinaire !
La vie te bouscule, elle te crie : regarde qui tu est vraiment, qui es tu ?
Elle t'amène à des questionnements fondamentaux, qui concernent les fondements et les racines de l'être. Des morceaux de ce que tu croyais être ta vie s'écroulent, s’effritent, ce n'est plus aussi solide qu'avant, tu ne peux plus t'appuyer dessus, elle te pousse dans tes retranchements. Des repères qui te semblaient stables et rassurants disparaissent.
La motivation s'amenuise, le but à atteindre semble s'éloigner, la fascination pour le rôle extérieur s'estompe, une étrange lassitude prend la place...
Tu seras secoué jusqu'à réaliser qu'il y a peut être une autre voie à suivre. C’est un effondrement salutaire.
On veut donner un sens à sa vie, on veut devenir quelqu’un, réussir sa carrière, réussir sa vie sentimentale, on veux toujours plus : mais qui veux ça et pourquoi ? 

La vie se fout complétement du « sens » et du « vouloir », la vie t’emporte...il n’y a aucun échappatoire possible. « Vouloir » et « donner un sens » c’est dans la tête, c’est une histoire, il y a une confusion entre vouloir et être, intrinsèquement tu es la vie. 
C’est le courant de la vie qui te rappelle à lui, en quelque sorte c'est toi qui as autorisé tout ça mais tu ne le sais pas encore.
Pour te souvenir que rien n'est figé, que tout est en mouvement, que tout vit et meurt, que tout a un début et une fin : c'est l'existence.
Que derrière la pièce de théâtre dont tu crois être l'acteur principal il y a un point de lumière rayonnant, il y a l'être que tu es vraiment quand tout a disparu autour de toi.
L'existence est une illusion : ta véritable nature se situe en amont de l’existence.
Un voile nous cache la vue de cette réalité première.

Que reste t'il alors de ce que tu crois être : Un corps de chair, des émotions, des sentiments, des pensées, des souvenirs ? Mais c’est quoi tout ça ? C’est du vent, c’est insaisissable, ça bouge et ça change à chaque instant, ce sont des "objets" puisque toi en tant que sujet ultime, tu peux les observer.
Avant le corps, les sensations, les pensées, les émotions, les sentiments, avant les concepts, les mots il y a bien l'essence de toi-même qui contemple tout ce petit monde ? Ou bien es tu réduit aux multiples définitions que la société fait de toi ?
Nous ne sommes pas ce dont nous faisons l'expérience, c'est une évidente constatation.
Le vivant que nous sommes réside uniquement dans la conscience, c’est le mystère de "qui tu es". C’est l'endroit vide et immobile d'ou tu regardes, d'ou provient toute chose, qui contient toute chose. C’est la conscience "une" et indivisible avant l'identification aux objets du monde.

Ce qui se passe lorsque le fleuve de ta vie devient comme un torrent, c'est la peur de perdre le contrôle.
On veut contrôler notre vie et c'est une grande méprise, la vie ne se contrôle pas, elle est par essence un flot continu d'énergie impossible à détourner. On est inclut dedans, c’est un tout, il n’y a aucune séparation.
Vouloir remonter le courant  pour remettre les choses en place est illusoire, refuser les choses telles qu’elles sont, créé une résistance et de la souffrance.
Pourquoi ne pas se laisser porter avec le courant de la rivière, sans résistances.
Beaucoup de pensées voudraient nous faire croire le contraire mais les pensées que tu crois posséder ne sont pas tes pensées ! Observes bien d’ou proviennent les pensées...et ou elles repartent.
Ne pas confondre ce que nous pensons et ce que nous sommes, ne pas s'identifier à des pensées, ne croyons pas toutes nos pensées, elles nous éloignent de notre réalité.

Prendre un peu de hauteur pour changer de perspective, délocaliser le regard.
Plutôt que de résister, de vouloir tout contrôler, prendre le temps de faire taire le mental  et toutes les voix dans la tête.
Prendre un moment pour ouvrir son coeur et accueillir la vie telle quelle est dans sa totalité.
Tout ce qui arrive dans ma vie, je le prend tel que c'est. 
Tous les événements, heureux ou malheureux je les accueille et comme avec un bébé que l'on console affectueusement dans nos bras. Notre souffrance est comme notre bébé ! on doit l'écouter, lui donner de l'attention, s'en occuper sans faire la sourde oreille.
Sans jugement, tendrement, simplement on prend tout, absolument tout.
Vivre sincèrement cela dans son coeur c'est rentrer dans le courant du fleuve de la vie.
Il n'y a plus rien contre quoi résister, contre quoi se battre.
Laisser les portes s'ouvrir d'elle même, les situations se débloquer ;
Confiance, gratitude peuvent émerger, une nouvelle énergie, un simple élan du coeur 

Oublier les jugements, les stratégies, les pensées répétitives qui nous affaiblissent et qui nous éloignent de nous même. Oublier l'éternelle grille de lecture dualiste ( j'aime/j'aime pas, bien/pas bien, heureux/malheureux etc...)

Tout accueillir signifie regarder, prendre en considération, mettre en lumière, vivre l'expérience telle qu'elle se présente et entièrement.
C’est aussi ne pas mettre sous le tapis des choses qui reviendront de toute façon à la surface tôt ou tard. Cela demande une très grande honnêteté et beaucoup de courage : ne plus fuir devant ce qui arrive, ne rien éviter. Rester tel que l’on est à la base : c’est la nudité de l’être, la simplicité à l’état brut et sauvage, cette ouverture qui semble nous fragiliser est paradoxalement une grande force.
Tu as cette force en toi, cette capacité de pouvoir tout lâcher puis de renaître à toi même, tu es déjà complet, mais tu crois que tu ne l'es pas.

Tout accueillir ne veux pas dire tout accepter !!
Tout accueillir tel que c'est ne nous prive pas de notre capacité d'action et de discernement mais cela nous libère de la résistance à ce qui arrive.

Par exemple une colère arrive : je vis la colère, j'en fais totalement l'expérience, je prend la colère, je la laisse me traverser, je l'explore sous toutes ses faces et surtout je la laisse libre.
Je ne résiste pas, aucune adhérence avec la conscience de "qui je suis", je laisse couler les larmes, je hurle si nécessaire !! 
Enfin, comme rien n'est retenu, elle va s'exprimer totalement et surprise !! Elle va disparaitre comme elle est venue
Lorsque la colère a été vécue de cette façon elle ne laisse aucune trace, elle laisse juste une sensation de paix et relâchement dans le corps.
Il n'y a pas eu d'identification avec la colère, il y eu un espace entre la colère et "je suis", il y a eu apparition puis disparition, c'est tout. Je suis devenu extérieur à ma colère tout en la contenant (paradoxe).
Une joie simple et sans cause peut émerger, c'est le signe que le processus est vécu pleinement. Pas d'histoires construites autour, pas d'adhérences avec le mental et la mémoire 

C’est exactement la même chose avec tout ce qui apparait dans l'espace de la conscience. Laisser libre l'expression de notre humanité et ne rien rejeter.
Tout ce qui arrive en nous a déjà été accepté, il n'y a aucune erreur possible dans la manifestation de l'existence.
La conscience est si vaste qu'elle peut tout contenir, c'est l'idée que l'on a de notre petite personne qui nous emprisonne. C’est l’idée de séparation qui fausse la perception de la réalité.
Dans ton cas, si on revient à ton expérience malheureuse, cette frustration que tu ressens actuellement, cette impuissance, cette non reconnaissance, ce sentiment que le sort s'acharne contre toi, etc...
Toutes ces sensations désagréables contre lesquelles tu luttes, toutes ces personnes qui te mettent des "bâtons dans les roues”. Cela, quelque chose en toi l'a déjà autorisé puisque cela se manifeste.
Sauf que tu résistes énormément, plutôt que de le laisser te traverser ; cela génère des tensions dans le corps.

Revenir à la source, se souvenir
Il n'y a qu'un seul instant, maintenant est toujours le seul instant de ta vie et il est très précieux, il n'y en a pas d'autres. C’est sur "ce fil du rasoir" que tu peux te rencontrer.
Le problème c'est la bulle mentale qui nous emporte toujours ailleurs que maintenant, dans le passé ou le futur mais jamais maintenant, qui nous raconte une histoire qui n’est pas la notre.

Pourquoi ne pas prendre un moment avec toi même, t'assoir dans ton coeur, simplement regarder tout cela depuis l'espace immense de ta conscience et vivre intensément ce qui se présente. Tout est la, devant toi, très simple, regarde !!

Tout ce qui est, toutes les personnes que tu croises dans ta vie sont des reflets de toi, ils sont la manifestation de ta conscience en train de s'explorer.
Tout ces miroirs de toi sont là pour te faire grandir, pour l'instant tu as cette impression d’accélération incontrôlable de la vie. Le réflexe c’est de bloquer l'élan vital, tout retenir par peur du changement, récupérer ce qui peut l’être, résister à l’inconnu
C’est épuisant et inutile !
Cependant une porte reste toujours entrouverte : abandonner toute résistance...
Dans cet abandon, dans cet état de totale vulnérabilité, dans ce vide de toi-même tu peux découvrir un trésor.

Tu n'as pas à réussir quoi que ce soit ou à prouver quoi que ce soit : Tu as déjà fais le maximum. Mon ami, donne toi juste l'autorisation, libère toi, ouvre les vannes sans rien retenir.
Laisse rentrer la tendresse, la douceur et la bienveillance, laisse couler la source de ton coeur. Accorde toi de la considération, ne soit pas si dure envers toi même.

Trop idéaliste me diras-tu : et bien non, c'est ce qui est là maintenant ! sous ton nez, disponible à profusion...

Prenons par exemple un conflit avec une personne qui n'est autre qu’un reflet de toi-même posant apparemment quelques problèmes.
Alors simplement change le regard de place, regarde depuis l’espace du coeur, déplace légèrement le point de vue.

Si tu le fais sincèrement, les choses vont bouger instantanément, c'est une loi universelle, Le problème ou la personne disparaitra de ton champ d'expérience, ou bien son attitude sera peut être plus bienveillante à la hauteur de ce que tu te permet d'être envers toi même.
Elle est la représentation extérieure de ce que tu t'imposes à l'intérieur, ni plus ni moins, c'est un jeu de miroir parfait, c'est un langage à décoder.

On pourrait dire que c'est un phénomène de résonance et d'attraction, à cet instant, ce que tu crois être fait résonner toute chose ayant la même fréquence et autorise sa manifestation.

Si tu changes à l'intérieur, les miroirs dont tu as besoin vont changer d'apparences, c'est très simple. Des personnes vont apparaitre dans ta vie et d’autre disparaitre.
Le déroulement de nos vies est ce qu'il est,  il suffit parfois de regarder différemment pour que des situations apparemment insolubles se débloquent miraculeusement.
Voir une situation inconfortable, rester avec en pleine conscience, a pour effet de provoquer la dissolution de la croyance que c'est inconfortable. On dirait bien finalement qu'il n'y a rien à faire mais tout à voir...

Même si la tête te renvois à l'image de la victime, comme toujours dans de pareils cas.
Rien ne t’empêche de vociférer, de te débattre, de crier à l’injustice et dans l’instant premier c’est une réaction saine, qui sert aussi d’exutoire, si elle est libre de toute résistance. 

Si tu fonctionnes avec ta tête, l’intellect, et bien rien ne se passera car le mental n'a aucune action sur la façon dont la vie s'exprime, il nous coupe du vivant.
Le mental n’est pas mauvais en soi, c’est un outil très utile au quotidien, il est juste fonctionnel. C’est quand il devient envahissant, qu’il se fait passer pour la petite personne, et qu’il y a identification aux pensées que c’est pathologique.
La prise de conscience se passe a un tout autre niveau, c'est ce que j'appelle le coeur de l'être, le socle inamovible de "qui tu es", la seule partie de toi qui ne change jamais, toujours présente, qui embrasse toute chose, celle qui regarde le spectacle, avant l’existence, avant les mots, avant toute manifestation. Tu ne peux pas le chercher ni le trouver car tu es déjà cela, ce n’est pas non plus un état, tu ne peux pas l’imaginer, le connaître, le comprendre, ni le qualifier ; tu ne peux que l’être, nous avons simplement oublié qui nous étions. C’est si proche, si intime et si simple que c’est spontanément refusé...

Le reste c'est l'histoire de ta vie, l’histoire du rêveur qui n’a aucune réalité autrement que dans ta tête, voir cela ouvre un extraordinaire espace de liberté...
Aucune connaissance à acquérir, rien à faire, lâcher les croyances, se délester des entraves mentales et juste un regard à poser.

Je suis l’espace conscient dans lequel tout apparait et disparait.
Lorsque c’est vu, ne serais-ce qu’une fraction de seconde, c’est si radical et évident que le retour en arrière est impossible. Dans la même seconde il est vu aussi qu'on ne meurt jamais.
Après cette vision, un processus de déconstruction naturel commence : c'est en quelque sorte le "retour à la maison". Pour certains, le basculement est très rapide et pour d'autres la réalisation peut prendre des années. Le nom donné à ce basculement est "l'éveil de la conscience" et chaque être humain peut y prétendre : c'est notre droit de naissance. Actuellement dans le monde, de très nombreuses personnes en font l'expérience car il y a comme une vague de grands changements énergétiques.


Cette réflexion que je te livre, ce ne sont que des mots... je risque de rendre compliqué quelque chose qui ne l'est pas !
Peut être que certains trouveront leurs chemins et feront écho en toi
C’est sans importance, je ne cherche pas à convaincre, 
En fait, chacun de nous détient déjà toutes les réponses.

C’est très difficile de communiquer autour de ce sujet car les mots ne sont que le pâle reflet du vécu.
Se sentir incroyablement vivant au plus profond de son être ne peut s'exprimer avec des mots; La pensée est soufflée à l'endroit ou commence la présence.

Simplement le vivre et redécouvrir par toi même ce que tu as toujours été.
N'en crois rien, expérimente le !

De tout coeur avec toi





lundi 18 septembre 2017

LIBRE DE MOI






Il n'y a rien de connu avec lequel je ne sois pas totalement intime et 
en même temps, la découverte de ma propre absence au sein de cette intimité est toujours la source d'un étonnement libérateur.




samedi 7 janvier 2017

ZERO DISTANCE





L'évidence de la présence consciente souvent évoquée dans ce blog est caractérisée par la réalisation de deux aspects de la réalité.

La première réalisation pointe sur le temps et la deuxième sur le monde.

Dans cette fraction de seconde si précieuse, il est réalisé instantanément que la présence consciente que nous sommes est hors du temps et de l'espace monde tout en prenant sa forme.


Que le temps et le monde sont des concepts, leurs réalité apparait uniquement dans le mental, c'est l'espace mental qui donne naissance au temps et a l'espace. C'est un mécanisme indispensable lié à cette dimension, c'est une activité normale qui permet d'expérimenter.
La confusion provient de l'identification à l'objet corps et mental.

Evidement, depuis la présence, à l'instant, il ne se passe absolument rien, il n'y a que de la conscience.

Le temps est donc la traduction mentale de la présence, en fait le temps n'existe pas, c'est un concept, une construction imaginée.

Tout ce qui est connu est toujours connu dans la présence, en réalité il n'y a pas de distance entre ce qui est connu et la conscience, c'est pourquoi, au delà de la forme, de l'étiquetage mental, ce qui est vu n'est jamais descriptible, on ne sait pas ce que c'est, on ne sait strictement rien. 

D'ailleurs, pas besoin de savoir ce que c'est, la réponse est déjà là sans aucun effort pour l'obtenir car elle se situe à "zéro distance" de la question.
Il ne sert à rien d'essayer de comprendre ce paradoxe, c'est sans issue.