Ne croyez pas tout ce qui est écrit ici, allez vérifier par vous même.

lundi 8 octobre 2018

L'APPEL







La vérité ne tombe pas du ciel, la brulure du questionnement doit être vive, la quête d'absolu une nécessité vitale, la priorité des priorités donnée à l'exploration du réel, du vivant en nous, sinon rien n'arrivera. 
La tiédeur n'appelle jamais la grâce, seul un intense feu intérieur est capable de l'accueillir. 

samedi 24 février 2018

ARRETE DE COURIR








Avant la première vision, je croyais que je devais faire quelque chose pour devenir quelqu'un. Il y avait encore cette idée d'avoir un but à atteindre, de courir après un accomplissement.
Finalement non, toute cette agitation est vaine, ce n'est pas nécessaire. 
La vie est autonome par essence, intelligente par elle même et s'écoule dans le flot naturel du monde manifesté suivant les méandres de la moindre résistance. Le "je" fait partie de ce flot, l'abandonner permet de remonter à la source de l'instant qui est notre état naturel.

L'instant est aussi affuté que le fil du rasoir, il n'y a rien, ni avant, ni après, c'est radical, il n'y a rien, il ne se passe absolument rien d'instant en instant, rien à attendre, rien à atteindre, rien a comprendre, il n'y a que cela...la vision arrête le mouvement.

Cette simplicité sidère le mental pour lequel l'instant est vide alors qu'en réalité c'est plein, complet, plénitude du rien que je suis.
Ce n'est pas caché, au contraire, c'est très ouvert, c'est même si simple et si évident que l'attention, si elle reste captivée par le monde, passe à côté du réel.

Certes, il est difficile d'arrêter de courir dans un monde qui prône l'accomplissement personnel comme le premier des commandements.
Il semble bien que ce soit un des nombreux conditionnements  nécessaires, jusqu'a ce que, saturé d'identification personnelle, l'illusion s'effondre d'elle-même comme un château de carte.
Ce peut être le moment de la reconnaissance, l'effondrement des repères produit l'embrasement du personnage illusoire qui n'a jamais existé : c'est l'instant d'éveil.

S'agiter dans le monde est encore possible, là bas, oui bien sur, tout peut continuer à s'agiter comme avant, mais ici, maintenant, ça s'est arrêté de courir.


dimanche 19 novembre 2017

SEULEMENT PERDU DANS LES PENSEES




Nous pensons que nous sommes éloignés, à distance du bonheur ou que nous l'avons perdu, égaré.
C'est une pensée, c'est faux, nous ne pouvons pas le perdre, c'est impossible. Ce que nous sommes ne peut être perdu, la conscience est en même temps ce qui apparait et ce que je suis, il n'y a pas d'autre endroit que celui-ci. C'est toujours là, toujours présent, se perdre n'est possible que par la croyance d'être perdu. En déposant les croyances, les pensées, il ne reste que la réalité qui est présente maintenant, cette réalité n'est pas distante, elle est ce que je suis, ce qui ne peut être ni perdu ni volé. 
Ce n'est pas connu par les sens, ce n'est pas une perception et pourtant toute la place brille de cette clarté silencieuse.



dimanche 1 octobre 2017

CRISE DE VIE





Dans l'unité, en même temps que "Je suis" apparait, le monde apparait.
Avec le monde, l'individu s'immisce insidieusement et sépare l'unité dans la perception, c'est la croyance que je suis séparé, abandonné, isolé, dans un corps, c'est une erreur de perception.
Ce qui se passe réellement peut être vu maintenant, l'ego est balayé par le souffle de l'éveil, se présente alors une absence... saisissante réalité de ma nature profonde.

Même si la quête de l'éveil reste illusoire dans le temps, le chercheur adore jouer à celui qui se libérera un jour.

Sans plus attendre, voici une approche qui aborde, au travers des crises existentielles que nous expérimentons tous, un possible tremplin vers la réalisation. 

La réalisation étant la vision claire de ce qui est réel.


Lettre à un(e) ami(e).

Je t'invite à poser un autre regard sur la vie, à changer de perspective.
Voici quelques propositions issues de l’expérience directe, ce ne sont pas des connaissances intellectuelles ou théoriques, c'est vécu et expérimenté.
C’est à la lumière de ce processus de transformation intérieure que je témoigne. 

Au lieu de penser qu'il y a toi d'un côté et la vie de l'autre, seul contre tous, il y a simplement toi qui contient la Vie, voir que l'intérieur et l'extérieur participent de la même origine, que tout est lié, que ce que tu vis c'est ton propre miroir, la projection de toi même dans le monde.
Malheureusement il y a ce sentiment de séparation que nourrit le mental avec délectation, on perd le mode d'emploi, on oublie que le monde extérieur est contenu en nous et c'est la guerre, la lutte sans fin pour la survie, c’est à l’origine de beaucoup de souffrances.

La vie est une rivière, lorsqu'elle est calme et tranquille, finalement on ne se pose pas trop de question. Mais lorsqu'elle se transforme en torrent et qu'elle emporte tout sur son passage comme les turbulences que tu traverses actuellement, on commence par accuser les "éléments extérieurs" ce qui est bien normal avec le point de vue habituel. Changeons donc de perspective. 

Ce qui t'arrive est une chance extraordinaire !
La vie te bouscule, elle te crie : regarde qui tu est vraiment, qui es tu ?
Elle t'amène à des questionnements fondamentaux, qui concernent les fondements et les racines de l'être. Des morceaux de ce que tu croyais être ta vie s'écroulent, s’effritent, ce n'est plus aussi solide qu'avant, tu ne peux plus t'appuyer dessus, elle te pousse dans tes retranchements. Des repères qui te semblaient stables et rassurants disparaissent.
La motivation s'amenuise, le but à atteindre semble s'éloigner, la fascination pour le rôle extérieur s'estompe, une étrange lassitude prend la place...
Tu seras secoué jusqu'à réaliser qu'il y a peut être une autre voie à suivre. C’est un effondrement salutaire.
On veut donner un sens à sa vie, on veut devenir quelqu’un, réussir sa carrière, réussir sa vie sentimentale, on veux toujours plus : mais qui veux ça et pourquoi ? 

La vie se fout complétement du « sens » et du « vouloir », la vie t’emporte...il n’y a aucun échappatoire possible. « Vouloir » et « donner un sens » c’est dans la tête, c’est une histoire, il y a une confusion entre vouloir et être, intrinsèquement tu es la vie. 
C’est le courant de la vie qui te rappelle à lui, en quelque sorte c'est toi qui as autorisé tout ça mais tu ne le sais pas encore.
Pour te souvenir que rien n'est figé, que tout est en mouvement, que tout vit et meurt, que tout a un début et une fin : c'est l'existence.
Que derrière la pièce de théâtre dont tu crois être l'acteur principal il y a un point de lumière rayonnant, il y a l'être que tu es vraiment quand tout a disparu autour de toi.
L'existence est une illusion : ta véritable nature se situe en amont de l’existence.
Un voile nous cache la vue de cette réalité première.

Que reste t'il alors de ce que tu crois être : Un corps de chair, des émotions, des sentiments, des pensées, des souvenirs ? Mais c’est quoi tout ça ? C’est du vent, c’est insaisissable, ça bouge et ça change à chaque instant, ce sont des "objets" puisque toi en tant que sujet ultime, tu peux les observer.
Avant le corps, les sensations, les pensées, les émotions, les sentiments, avant les concepts, les mots il y a bien l'essence de toi-même qui contemple tout ce petit monde ? Ou bien es tu réduit aux multiples définitions que la société fait de toi ?
Nous ne sommes pas ce dont nous faisons l'expérience, c'est une évidente constatation.
Le vivant que nous sommes réside uniquement dans la conscience, c’est le mystère de "qui tu es". C’est l'endroit vide et immobile d'ou tu regardes, d'ou provient toute chose, qui contient toute chose. C’est la conscience "une" et indivisible avant l'identification aux objets du monde.

Ce qui se passe lorsque le fleuve de ta vie devient comme un torrent, c'est la peur de perdre le contrôle.
On veut contrôler notre vie et c'est une grande méprise, la vie ne se contrôle pas, elle est par essence un flot continu d'énergie impossible à détourner. On est inclut dedans, c’est un tout, il n’y a aucune séparation.
Vouloir remonter le courant  pour remettre les choses en place est illusoire, refuser les choses telles qu’elles sont, créé une résistance et de la souffrance.
Pourquoi ne pas se laisser porter avec le courant de la rivière, sans résistances.
Beaucoup de pensées voudraient nous faire croire le contraire mais les pensées que tu crois posséder ne sont pas tes pensées ! Observes bien d’ou proviennent les pensées...et ou elles repartent.
Ne pas confondre ce que nous pensons et ce que nous sommes, ne pas s'identifier à des pensées, ne croyons pas toutes nos pensées, elles nous éloignent de notre réalité.

Prendre un peu de hauteur pour changer de perspective, délocaliser le regard.
Plutôt que de résister, de vouloir tout contrôler, prendre le temps de faire taire le mental  et toutes les voix dans la tête.
Prendre un moment pour ouvrir son coeur et accueillir la vie telle quelle est dans sa totalité.
Tout ce qui arrive dans ma vie, je le prend tel que c'est. 
Tous les événements, heureux ou malheureux je les accueille et comme avec un bébé que l'on console affectueusement dans nos bras. Notre souffrance est comme notre bébé ! on doit l'écouter, lui donner de l'attention, s'en occuper sans faire la sourde oreille.
Sans jugement, tendrement, simplement on prend tout, absolument tout.
Vivre sincèrement cela dans son coeur c'est rentrer dans le courant du fleuve de la vie.
Il n'y a plus rien contre quoi résister, contre quoi se battre.
Laisser les portes s'ouvrir d'elle même, les situations se débloquer ;
Confiance, gratitude peuvent émerger, une nouvelle énergie, un simple élan du coeur 

Oublier les jugements, les stratégies, les pensées répétitives qui nous affaiblissent et qui nous éloignent de nous même. Oublier l'éternelle grille de lecture dualiste ( j'aime/j'aime pas, bien/pas bien, heureux/malheureux etc...)

Tout accueillir signifie regarder, prendre en considération, mettre en lumière, vivre l'expérience telle qu'elle se présente et entièrement.
C’est aussi ne pas mettre sous le tapis des choses qui reviendront de toute façon à la surface tôt ou tard. Cela demande une très grande honnêteté et beaucoup de courage : ne plus fuir devant ce qui arrive, ne rien éviter. Rester tel que l’on est à la base : c’est la nudité de l’être, la simplicité à l’état brut et sauvage, cette ouverture qui semble nous fragiliser est paradoxalement une grande force.
Tu as cette force en toi, cette capacité de pouvoir tout lâcher puis de renaître à toi même, tu es déjà complet, mais tu crois que tu ne l'es pas.

Tout accueillir ne veux pas dire tout accepter !!
Tout accueillir tel que c'est ne nous prive pas de notre capacité d'action et de discernement mais cela nous libère de la résistance à ce qui arrive.

Par exemple une colère arrive : je vis la colère, j'en fais totalement l'expérience, je prend la colère, je la laisse me traverser, je l'explore sous toutes ses faces et surtout je la laisse libre.
Je ne résiste pas, aucune adhérence avec la conscience de "qui je suis", je laisse couler les larmes, je hurle si nécessaire !! 
Enfin, comme rien n'est retenu, elle va s'exprimer totalement et surprise !! Elle va disparaitre comme elle est venue
Lorsque la colère a été vécue de cette façon elle ne laisse aucune trace, elle laisse juste une sensation de paix et relâchement dans le corps.
Il n'y a pas eu d'identification avec la colère, il y eu un espace entre la colère et "je suis", il y a eu apparition puis disparition, c'est tout. Je suis devenu extérieur à ma colère tout en la contenant (paradoxe).
Une joie simple et sans cause peut émerger, c'est le signe que le processus est vécu pleinement. Pas d'histoires construites autour, pas d'adhérences avec le mental et la mémoire 

C’est exactement la même chose avec tout ce qui apparait dans l'espace de la conscience. Laisser libre l'expression de notre humanité et ne rien rejeter.
Tout ce qui arrive en nous a déjà été accepté, il n'y a aucune erreur possible dans la manifestation de l'existence.
La conscience est si vaste qu'elle peut tout contenir, c'est l'idée que l'on a de notre petite personne qui nous emprisonne. C’est l’idée de séparation qui fausse la perception de la réalité.
Dans ton cas, si on revient à ton expérience malheureuse, cette frustration que tu ressens actuellement, cette impuissance, cette non reconnaissance, ce sentiment que le sort s'acharne contre toi, etc...
Toutes ces sensations désagréables contre lesquelles tu luttes, toutes ces personnes qui te mettent des "bâtons dans les roues”. Cela, quelque chose en toi l'a déjà autorisé puisque cela se manifeste.
Sauf que tu résistes énormément, plutôt que de le laisser te traverser ; cela génère des tensions dans le corps.

Revenir à la source, se souvenir
Il n'y a qu'un seul instant, maintenant est toujours le seul instant de ta vie et il est très précieux, il n'y en a pas d'autres. C’est sur "ce fil du rasoir" que tu peux te rencontrer.
Le problème c'est la bulle mentale qui nous emporte toujours ailleurs que maintenant, dans le passé ou le futur mais jamais maintenant, qui nous raconte une histoire qui n’est pas la notre.

Pourquoi ne pas prendre un moment avec toi même, t'assoir dans ton coeur, simplement regarder tout cela depuis l'espace immense de ta conscience et vivre intensément ce qui se présente. Tout est la, devant toi, très simple, regarde !!

Tout ce qui est, toutes les personnes que tu croises dans ta vie sont des reflets de toi, ils sont la manifestation de ta conscience en train de s'explorer.
Tout ces miroirs de toi sont là pour te faire grandir, pour l'instant tu as cette impression d’accélération incontrôlable de la vie. Le réflexe c’est de bloquer l'élan vital, tout retenir par peur du changement, récupérer ce qui peut l’être, résister à l’inconnu
C’est épuisant et inutile !
Cependant une porte reste toujours entrouverte : abandonner toute résistance...
Dans cet abandon, dans cet état de totale vulnérabilité, dans ce vide de toi-même tu peux découvrir un trésor.

Tu n'as pas à réussir quoi que ce soit ou à prouver quoi que ce soit : Tu as déjà fais le maximum. Mon ami, donne toi juste l'autorisation, libère toi, ouvre les vannes sans rien retenir.
Laisse rentrer la tendresse, la douceur et la bienveillance, laisse couler la source de ton coeur. Accorde toi de la considération, ne soit pas si dure envers toi même.

Trop idéaliste me diras-tu : et bien non, c'est ce qui est là maintenant ! sous ton nez, disponible à profusion...

Prenons par exemple un conflit avec une personne qui n'est autre qu’un reflet de toi-même posant apparemment quelques problèmes.
Alors simplement change le regard de place, regarde depuis l’espace du coeur, déplace légèrement le point de vue.

Si tu le fais sincèrement, les choses vont bouger instantanément, c'est une loi universelle, Le problème ou la personne disparaitra de ton champ d'expérience, ou bien son attitude sera peut être plus bienveillante à la hauteur de ce que tu te permet d'être envers toi même.
Elle est la représentation extérieure de ce que tu t'imposes à l'intérieur, ni plus ni moins, c'est un jeu de miroir parfait, c'est un langage à décoder.

On pourrait dire que c'est un phénomène de résonance et d'attraction, à cet instant, ce que tu crois être fait résonner toute chose ayant la même fréquence et autorise sa manifestation.

Si tu changes à l'intérieur, les miroirs dont tu as besoin vont changer d'apparences, c'est très simple. Des personnes vont apparaitre dans ta vie et d’autre disparaitre.
Le déroulement de nos vies est ce qu'il est,  il suffit parfois de regarder différemment pour que des situations apparemment insolubles se débloquent miraculeusement.
Voir une situation inconfortable, rester avec en pleine conscience, a pour effet de provoquer la dissolution de la croyance que c'est inconfortable. On dirait bien finalement qu'il n'y a rien à faire mais tout à voir...

Même si la tête te renvois à l'image de la victime, comme toujours dans de pareils cas.
Rien ne t’empêche de vociférer, de te débattre, de crier à l’injustice et dans l’instant premier c’est une réaction saine, qui sert aussi d’exutoire, si elle est libre de toute résistance. 

Si tu fonctionnes avec ta tête, l’intellect, et bien rien ne se passera car le mental n'a aucune action sur la façon dont la vie s'exprime, il nous coupe du vivant.
Le mental n’est pas mauvais en soi, c’est un outil très utile au quotidien, il est juste fonctionnel. C’est quand il devient envahissant, qu’il se fait passer pour la petite personne, et qu’il y a identification aux pensées que c’est pathologique.
La prise de conscience se passe a un tout autre niveau, c'est ce que j'appelle le coeur de l'être, le socle inamovible de "qui tu es", la seule partie de toi qui ne change jamais, toujours présente, qui embrasse toute chose, celle qui regarde le spectacle, avant l’existence, avant les mots, avant toute manifestation. Tu ne peux pas le chercher ni le trouver car tu es déjà cela, ce n’est pas non plus un état, tu ne peux pas l’imaginer, le connaître, le comprendre, ni le qualifier ; tu ne peux que l’être, nous avons simplement oublié qui nous étions. C’est si proche, si intime et si simple que c’est spontanément refusé...

Le reste c'est l'histoire de ta vie, l’histoire du rêveur qui n’a aucune réalité autrement que dans ta tête, voir cela ouvre un extraordinaire espace de liberté...
Aucune connaissance à acquérir, rien à faire, lâcher les croyances, se délester des entraves mentales et juste un regard à poser.

Je suis l’espace conscient dans lequel tout apparait et disparait.
Lorsque c’est vu, ne serais-ce qu’une fraction de seconde, c’est si radical et évident que le retour en arrière est impossible. Dans la même seconde il est vu aussi qu'on ne meurt jamais.
Après cette vision, un processus de déconstruction naturel commence : c'est en quelque sorte le "retour à la maison". Pour certains, le basculement est très rapide et pour d'autres la réalisation peut prendre des années. Le nom donné à ce basculement est "l'éveil de la conscience" et chaque être humain peut y prétendre : c'est notre droit de naissance. Actuellement dans le monde, de très nombreuses personnes en font l'expérience car il y a comme une vague de grands changements énergétiques.


Cette réflexion que je te livre, ce ne sont que des mots... je risque de rendre compliqué quelque chose qui ne l'est pas !
Peut être que certains trouveront leurs chemins et feront écho en toi
C’est sans importance, je ne cherche pas à convaincre, 
En fait, chacun de nous détient déjà toutes les réponses.

C’est très difficile de communiquer autour de ce sujet car les mots ne sont que le pâle reflet du vécu.
Se sentir incroyablement vivant au plus profond de son être ne peut s'exprimer avec des mots; La pensée est soufflée à l'endroit ou commence la présence.

Simplement le vivre et redécouvrir par toi même ce que tu as toujours été.
N'en crois rien, expérimente le !

De tout coeur avec toi





lundi 18 septembre 2017

LIBRE DE MOI






Il n'y a rien de connu avec lequel je ne sois pas totalement intime et 
en même temps, la découverte de ma propre absence au sein de cette intimité est toujours la source d'un étonnement libérateur.




samedi 7 janvier 2017

ZERO DISTANCE





L'évidence de la présence consciente souvent évoquée dans ce blog est caractérisée par la réalisation de deux aspects de la réalité.

La première réalisation pointe sur le temps et la deuxième sur le monde.

Dans cette fraction de seconde si précieuse, il est réalisé instantanément que la présence consciente que nous sommes est hors du temps et de l'espace monde tout en prenant sa forme.


Que le temps et le monde sont des concepts, leurs réalité apparait uniquement dans le mental, c'est l'espace mental qui donne naissance au temps et a l'espace. C'est un mécanisme indispensable lié à cette dimension, c'est une activité normale qui permet d'expérimenter.
La confusion provient de l'identification à l'objet corps et mental.

Evidement, depuis la présence, à l'instant, il ne se passe absolument rien, il n'y a que de la conscience.

Le temps est donc la traduction mentale de la présence, en fait le temps n'existe pas, c'est un concept, une construction imaginée.

Tout ce qui est connu est toujours connu dans la présence, en réalité il n'y a pas de distance entre ce qui est connu et la conscience, c'est pourquoi, au delà de la forme, de l'étiquetage mental, ce qui est vu n'est jamais descriptible, on ne sait pas ce que c'est, on ne sait strictement rien. 

D'ailleurs, pas besoin de savoir ce que c'est, la réponse est déjà là sans aucun effort pour l'obtenir car elle se situe à "zéro distance" de la question.
Il ne sert à rien d'essayer de comprendre ce paradoxe, c'est sans issue.

dimanche 30 octobre 2016

UN PAS DE TROP





Aller chercher les réponses dans le monde c'est croire qu'il existe à l'extérieur de Soi, vous ne trouverez rien d'essentiel dans cette croyance.
Ce qui est connu est par définition limité, en focalisant sur quelque chose, une fois que vous en faites le tour vous n'en voyez que la surface.
Le monde est une apparition, il n'a pas de profondeur.
Dans cette direction, la recherche peut vite tourner au cauchemar, c'est une impasse, ce qui est connu est une impasse.
Le mental construit un monde séparé régit par le temps, c'est sa fonction première.
Vous ne trouverez pas le salut dans les objets, mais si vous laissez la vie être ce qu'elle est, vous y trouverez la beauté émerger de ce que vous êtes.
Abandonner la voie sans issue permet à la beauté du monde d'apparaitre en Soi.
Nous croyons que nous sommes séparés du monde alors nous faisons un pas dans sa direction, mais c'est un pas de trop...
Paradoxalement, aller voir ce qui brille au loin nous éloigne immanquablement de la source.

jeudi 6 octobre 2016

ACCUEIL




Certaines notions exprimées dans les discours sur la non-dualité sont parfois très mal comprises parce qu'elles sont reprises par le mental égotique.
La notion d'accueil inconditionnel fait parti de ces trop nombreuses confusions.
Par exemple, accueillir certaines situations de la vie est interprété comme si quelqu'un devait faire un effort pour accueillir quelque chose.
C'est le piège du "JE" qui doit accueillir et qui n'y parvient jamais, pour la simple raison que "je" l'individu séparé n'a pas de réalité.
Il n'y a rien à faire pour accueillir une situation car elle est déjà accueillie du fait même d'apparaitre, il n'est donc pas nécessaire de rajouter quelqu'un qui accueille la situation, c'est un effort inutile.
Le problème vient de la résistance à ce qui arrive quand quelqu'un apparait en même temps que la situation.
Il n'y a aucun effort à faire, c'est déjà en train d'accueillir, l'accueil véritable est sans effort, sans conditions, c'est notre nature même.



mardi 4 octobre 2016

LE GOUT DE L'EVIDENCE





La question : "comment savez-vous que vous êtes conscient maintenant" vous emmène vers un endroit très familier.
Cette question totalement subjective oblige le retournement de l'attention.
Ce qui vous fait dire que vous êtes conscient d'être conscient maintenant n'est pas objectif et pourtant vous en êtes absolument certain, c'est même une évidence absolue qui ne peut être remise en question.
Finalement c'est la seule évidence qui soit vraiment réelle.
Cette évidence d'être conscient n'est jamais questionnée. 
Cette évidence d'être, c'est ce que vous êtes.
Cette évidence a un "gout" qui provient de l'émanation de ce que vous êtes. 
A cet endroit vide de lieu et d'état, tout est accueilli, c'est un espace ouvert que l'on pourrait qualifier de libre, éveillé, pur, transparent, lumineux, doux et bienveillant. Ce ne sont que des mots qui servent d'indications, ne vous-y accrochez pas.
Cet endroit ne vous demande rien, il ne vous juge pas, ici, vous êtes en paix, vous pouvez vous y installer, il suffit de le reconnaitre.
Le seul prix à payer c'est que vous allez disparaitre en tant que personne, car ici, il n'y a personne. Difficile de transmettre que ce "rien" est ce que vous êtes sans en faire quelque chose.
Ce rien reste inconnaissable, c'était déjà comme ça avant mais vous avez cru que c'était autrement.
Ne me croyez pas sur parole, allez voir, c'est très simple, vous y êtes déjà, regardez bien attentivement dans la direction indiquée.
Cet endroit est la source, la manifestation en émerge et s'y résorbe; nul objet du monde ne pourrait affecter la source car il ne s'est jamais rien passé.
Bienvenu chez vous.


vendredi 9 septembre 2016

AU DELA DU CONNU





Parcourez tous les sentiers du monde à la recherche de vous-même et vous ne trouverez que l'image de vous-même bien caché dans les recoins du connu, voyez maintenant l'évidence de son irréalité.
Tout est connu, même le "Je" et la plupart du temps, dans l'investigation du soi, le "Je" n'est pas questionné, c'est pourquoi il reste une identification accrochée au monde. le "Je" du monde ne peut pas se libérer car il est connu, il apparait comme un surgissement provenant de la source.
La quête est vaine, vous êtes déjà libre, vous êtes ce que vous cherchez, vous êtes la source.


mercredi 7 septembre 2016

QUELLE DIRECTION ?





Si tu regardes dans la direction du monde, tout est connu, tout est perçu
.
Les objets sont perçus

Le corps est perçu

Les sensations sont perçues

Les émotions sont perçues

Les pensées sont perçues

Les souvenirs sont perçus

Les expériences sont perçue
s
"Je" est perçu


Ce n'est pas dans cette direction.
Tu n'est pas ce qui est perçu, ce qui est perçu n'est pas conscient, mais alors qui est présent, qui voit ça, ou es tu ?


Tu peux toujours te chercher quelque part tu ne te trouveras pas. Dès l'instant ou tu perçois quoi que ce soit, tu es déjà situé avant ce que tu perçois.
A aucun endroit, tu ne peux te trouver, tu est totalement absent de ce qui se passe.
 
N'y a t'il personne qui perçoit ?
Au fur et à mesure que tout s'effondre, ce que tu croyais être toi n'est pas toi.

Tu as beau tourner autour des choses pour te trouver, tu es définitivement absent du monde et du temps.


Alors, dans cet instant de révélation, se dépose le fardeau de se prendre pour une personne,
 quelle extraordinaire évidence.





lundi 5 septembre 2016

QUI SUIS-JE ?




A la question "Qui suis-je ?", la plupart des gens répondent invariablement JE suis ceci ou JE suis cela : c'est MOI.
"MOI" est une pensée qui a pris le pas sur toutes les autres, elle est la croyance racine de toutes les autres.
Par habitude, toutes les autres pensées arrivent de "MOI" comme les feuilles d'un même arbre.
La pensée "MOI-JE" s'enracine profondément dans le corps, dans les sensations corporelles et dans la mémoire, dans le temps. 
Ainsi, toutes les pensées issues de cet arbre sont personnelles, elles forment l'identité de cet individu, elles sont prises pour la réalité.

L'invitation proposée ici est de voir que le "Je Suis" identifié à  la forme corps et mental est une erreur de perception.
Encore une fois, le piège serais de rejeter la forme, il suffit d'être très clair, il n'y a rien à rejeter, nous devons juste faire preuve de discernement.
La forme est dans le monde et dans le temps, c'est du connu, c'est ce qui se passe, c'est le monde des expériences, ce n'est pas dans cette direction que notre vrai nature peut se révéler.

Absolument tout ce qui est connu, y compris l'idée de MOI, les pensées, les souvenirs, les sentiments, les espoirs ne sont que des apparitions fugaces, des apparences insaisissables.

Ce qui est connu est perçu et interprété par le mental, alors les objets perçus sont comme des coquilles vides remplies de pensées sur ce qui est perçu, elles-mêmes vides de toute substance.

Ce n'est pas solide, ce n'est pas réel...Au delà des croyances projetées, imaginées, qui est présent à tout cela ?

Il y a bien une réalité qui voit l'apparition et la disparition de chaque chose.

L'instant de présence est la seule réalité qui soit, c'est ce qui est présent maintenant.
Il n'y a rien d'autre, il n'y a que cela qui se sait être, la source d'ou toute chose apparait.
C'est ce qui est, pure simplicité d'être, à jamais libre et transparent qui connait mais ne peut être connu.

Laissez tomber tout le reste, laissez tomber tout ce qui est connu et vous découvrirez que vous êtes déjà qui vous êtes.
Cet instant de compréhension suffit, y retourner encore et encore est la pratique.


samedi 11 juin 2016

RIEN DE PERSONNEL



Pour ne plus croire que les pensées proviennent de quelqu'un qui pense, c'est très simple.

La pensée s'amuse à séparer le monde en deux zones distinctes :
Une zone de perception "moi" : le corps et le mental (sensations, pensées, émotions).
Une zone de perception "non-moi" : le monde et les autres.

Cette pensée racine de se croire un "moi" séparé permet à l'individu d'évoluer dans son monde imaginaire, y demeurer nourrit le jeu d'une humanité coupée de sa vrai nature et cela provient essentiellement d'une interprétation erronée de la réalité.
Il s'agit de regarder très attentivement les deux zones de perceptions étiquetées arbitrairement "moi" et "non moi" et de placer l'attention avant la pensée qui sépare.
Cette pensée séparatrice donne l'illusion que la perception "moi" (corps et mental) est différente de celle du monde.
Or, que l'attention se porte sur une sensation corporelle, une perception visuelle ou auditive, même si elles ne sont pas de même nature, ces perceptions ont en commun d'apparaitre dans la conscience de manière neutre et sans distance. 
A la base, absolument rien de personnel n'est attaché à la perception.
C'est la pensée qui leur attribue une valeur "moi" ou "non moi".
Cette "pensée habitude" est très enracinée dans l'identification au corps et dans les souvenirs depuis la petite enfance.
Repérez cette pensée "moi/ non moi" et voyez que c'est juste une pensée, ne la saisissez pas, "moi" n'est pas ce que vous êtes réellement.
Une fois que cette pensée est vue pour ce qu'elle est, il est réalisé que l'on est simultanément le tout, le rien et le contenant de tout cela.
Il n'y a pas de monde extérieur, ni d'objets existant indépendamment, il n'y a que la conscience qui en fait l'expérience.


LA DOULEUR : UN MAITRE EXIGEANT





Pour passer à autre chose, le corps s'exprime parfois brutalement, la douleur peut tout emporter sur son passage.
Pendant quelques jours, Pierre avait disparu avec son histoire, sa vie, ses espoirs, ses certitudes, le personnage s'était volatilisé, la douleur avait pris toute la place.
Comme un petit animal apeuré, tremblant, recroquevillé dans un balancement instinctif, rien ne pouvait exister autre que la douleur. Il n'y avait que cela.
Rien ne faisait sens, plus de compréhension ni d'interrogation.
La douleur, une facette de l'expérience humaine dont l'intensité ne laisse aucun échappatoire possible.
Lorsque les calmants faisaient effet, les morceaux éparpillés du personnage revenaient se ré-assembler, les morceaux d'un vase brisé dont le nombre et les formes bien distinctes arrivaient à la conscience. Rien de ce qui apparaissait et disparaissait n'aurait pu me constituer. S'identifier à toutes ces formes n'était pas nécessaire, elles flottaient dans la présence, sans être saisies.
Au cours de ce voyage, le personnage s'est perdu, puis il est réapparu. Ce va et vient permet de voir clairement que notre vrai nature est le contenant de toutes ces apparitions sans jamais être affecté par ce qu'il contient.
A la frontière de cette terrible douleur du corps, règne un calme absolu et silencieux : je suis cela.
Faire l'expérience de la douleur intense est aussi l'occasion de vérifier l'extreme fragilité et volatilité de la forme personnelle.
Rassurez vous, il n'est pas nécessaire d'expérimenter la douleur pour voir cela, c'est un clin d'oeil, la vie propose certaines opportunités surprenantes qui nous rappellent que nous pouvons tout lâcher, même la personne que nous croyons être.