Ne croyez pas tout ce qui est écrit ici, allez vérifier par vous même.

LE TEMPS DES MOISSONS







Après des années d'intégration de la première vision, il restait encore un attachement, très subtil, une fausse croyance enracinée dans le "je suis" sans attributs mais toujours connu du témoin, une dualité apparente encore à l'oeuvre.
Nuits après nuits, éclairs de compréhensions sur des attachements encore cachés dans l'ombre, l'attachement à cette croyance existentielle reste accroché comme un fruit mûr qui ne veut pas tomber.

Le « Je Suis », le tronc de l’arbre, l'axe, la source du monde, l'origine du big bang, de la création, le voir est la dernière étape, voir que cette colonne de lumière, cet axe, est la dernière identification, aller plus loin depuis la forme humaine incarnée est le dernier pas, au delà du « Je Suis », immobile, le silence, la paix, encore au delà, au coeur d'un gouffre dont aucun mot ne peut sortir. Ici, la recherche s’arrête, plus besoin de chercher, c’est la vision claire de ce qui est réel.

Une simple reconnaissance plutôt qu'un événement.

Ce qui est vu est vu, impossible de faire machine arrière.
Indescriptible, je ne sais plus rien, je ne crois plus rien, je ne sais pas ce que je suis mais je sais ce que je ne suis pas. 
Il n’y a pas quelque chose de mieux à trouver ailleurs dans le monde mais il est toujours possible d’approfondir ce qui ce passe ici même, dans le réel, contacter l'intensité vivante contenue dans la profondeur de l'instant, ce feu qui brule éternellement dans le coeur des hommes.

C'est très simple et peut se résumer de la manière suivante : 
Il y a quelque chose qui n’existe pas qui sait que quelque chose existe.
Cela qui n’existe pas est ce que je suis.
Faire retour, s’installer avant la source de la conscience, faire seul le dernier pas et disparaître dans la paix silencieuse de Cela, c’est radical, le dernier acte de foi qui ouvre la porte sans porte sur l’indicible liberté d'être.



Le coeur rempli de joie, le temps des moissons peut commencer.

SORTIR DE L'HISTOIRE SANS FIN




Ce site s'adresse essentiellement aux chercheurs spirituels, à celles et ceux qui sont toujours en quête du graal.
Si vous ne ressentez pas d'appel intérieur, passez votre chemin, vous risqueriez de perdre un temps précieux à lire des textes qui ne résonnent pas avec vos aspirations.
Chers tous, je suis porteur d'une bonne nouvelle, vous qui cherchez depuis tant d'années, le bonheur, la paix, la réalisation, vous êtes épuisés de chercher, vous pouvez dés maintenant déposer votre fardeau.
Vous cherchez parceque vous croyez que vous êtes le chercheur, mais il est de trop. Voyez que le chercheur n'existe pas, il est aussi illusoire que la recherche.
Pourquoi cherchez vous à atteindre la plénitude que vous êtes déjà, arrêtez, restez là et changez votre regard, changez de perspective.
Vous croyez toujours qu'il manque quelque chose, que ce n'est pas assez, vous résistez à ce qui est proposé à chaque instant.
Ne refusez pas les expériences que propose la vie, ce sont les événements qui font le cours de l'existence, tant que vous êtes vivant, heureux ou malheureux c'est ce qui est vécu, tout ces aspects, toutes les circonstances, les histoires qui font la somme d'une vie ont le droit de s'exprimer, il n'y a pas d'erreurs dans le déroulement des choses.
Seulement réaliser et reconnaitre sa vrai nature c'est ne plus se confondre avec les expériences, vous pouvez vivre une expérience d'éveil mais vous n'êtes pas cela. Ce que vous êtes est bien au delà, vous êtes plus grand que la somme de toutes les vies que vous incarnez.
Arrêtez de suivre vos pensées, arrêtez de croire que vous n'êtes pas arrivés, que vous pourriez trouver quelque part le but ultime à atteindre. En suivant cette quête absurde, vous ne faites que vous éloigner de vous même.
Arrêtez de croire ce que propose le mental, ce n'est jamais la réalité, toutes les croyances que vous avez à propos de vous sont fausses, elles sont toujours relatives dans la dualité, interrogez la sensation de "moi", questionnez la pensée qui dit "je".
N'y croyez plus, ne cherchez plus, juste soyez présent là, maintenant, tel que vous êtes, vous y êtes, ici, la ligne de départ est aussi la ligne d'arrivée .
Sortez de l'histoire sans fin et vivez votre vie enfin libérée de l'attachement au mental.

A PROPOS DE LA NATURE DU VIDE





 

La vision repose sur la vacuité, nous sommes constitués de vide, même si l'exercice est illusoire, nous pouvons tout de même distinguer trois états de vides ou plus précisément, trois espaces dans lesquels l'attention peut se focaliser.

Les trois natures de vide peuvent être appréhendées à travers les sensations corporelles, le corps physique servant à la fois d'ancrage et de médium.

Il y a le vide extérieur, dans le monde manifesté, je regarde les objets, le ciel, l'espace, ce ne sont que des perceptions, derrière la perception, il n'y a que vacuité, la matière est vide. 

Il y a le vide intérieur, je tourne le regard vers l'intérieur, dans le corps, il n'y a que des sensations, des pensées, émotions, sentiments, aussi éphémères que transitoires, c'est totalement vide.

Enfin, il y a "moi", il y a bien une sensation de "moi", la croyance que cette sensation est mon identité personnelle, je me cherche à cet endroit et ne me trouve jamais, ni "moi" ni "je", c'est donc bel et bien vide.

En réalité, les trois natures du vide ne font qu'une, nous sommes présent à chacun de ces espaces au même moment à la même distance sans distance mais nous croyons qu'ils sont distincts.

Cette tentative de discrimination, de description avec des mots sert de pointeur, ce sont des notions conceptuelles, ce n'est pas la réalité.
Le mot "vide" peut aussi être remplacé par "énergie", "vide-plein",  "unité", "impermanence" etc...

Vous n'êtes pas d'accord, vous vous dites pourtant que des choses apparaissent ! que vous en faite réellement l'expérience. C'est vrai, il y a des choses qui apparaissent plutôt que rien.

On pourrait dire que seule la conscience que quelque chose apparait est réelle, et comme cette réalité consciente n'est pas un objet, le retournement de l'attention l'interprète comme étant vide.

Le chercheur honnête et "consciencieux" est déçu, il rentre bredouille et tant mieux, car si il avait trouvé un "truc" quelque part, il en aurait fait quelque chose...

Une fois que le mental-ego accepte la nature du vide, il s'absente, il n'y a alors plus d'entraves pour que la lumière reprenne sa place et s'installe dans le coeur de manière stable et définitive.


QU'ATTENDS-TU POUR ALLER VOIR ?

 



Il arrive parfois au cours d'une vie, que certaines personnes perçoivent un appel intérieur impérieux, une urgence à découvrir ce qu'elles sont vraiment au delà des apparences.
Dans le monde matérialiste actuel, le risque d'une telle entreprise serait de se perdre, alors, pour gagner du temps, voici une proposition parmi tant d'autres, une invitation à poser un regard particulier.

Notre attention reste focalisée vers l'extérieur, cet irrésistible attrait  pour les choses et les objets du monde nous maintient prisonnier de notre propre création, le mirage est tellement parfait que nous ne voyons rien.
Echappe à la force centrifuge qui t'éloigne de ton centre, inverse la direction du regard, plonge à l'intérieur de toi pour aller voir ce qu'il s'y passe.
Pour l'avoir vécu, c'est difficile, car au cours du chemin tu devras faire face à de nombreuses peurs, aux zones d'ombres à visiter, à des vérités que l'on refuse d'affronter, à des histoires qu'on se raconte, aux blessures à guérir.
Aller voir, ce retour vers soi nécessite courage et honnêteté car la lumière de la conscience va en quelque sorte déconstruire la personne que tu croyais être, tu ne pourras plus te cacher bien longtemps ni faire semblant d'être quelqu'un d'autre. C'est par la re-connaissance de ce que tu n'est pas que se révèle ce que tu es.
Derrière le voile, la beauté et la simplicité que tu vas trouver sont ta vrai nature, sans ton armure d'égo, tu deviendras fragile et vulnérable mais ce sera ta force.
Accepte de te dépouiller de ce que tu n'est pas, va voir, tu ne risque rien de grave, tu risque juste de devenir toi-même.

QUELQUES MOTS SUR LA TRANSMUTATION





La transmutation de la matière est la transformation d'une substance en une autre. En physique nucléaire, la transmutation est la transformation d'un élément chimique en un autre par une modification de son noyau atomique. Elle est aussi appelée transmutation nucléaire.
Dans les temps anciens, les alchimistes rêvaient de la transmutation des métaux en or.

La transmutation est un processus naturel qui s'opère uniquement dans le monde manifesté, depuis la matière dense, dans le corps physique en passant par toutes les strates composant les couches subtiles des autres corps.
La transmutation ne concerne pas directement la nature de la présence qui ne peut être affectée par ce processus, la présence permet juste à la transmutation d'apparaitre et d'agir dans la forme.
La transmutation permet à la conscience d'approfondir sa propre présence en augmentant la fréquence de l'onde d'énergie dans la forme.

Nous sentons de manière instinctive que des changements importants sont en cours, une transformation en profondeur du monde, de la société et plus généralement de l'ensemble de l'humanité.
La transformation planétaire est en marche, mais plus encore, la transformation intérieure est à l'oeuvre. Les anciens modes de fonctionnements tombent, deviennent obsolètes.
Il y a des conséquences à ce changement vibratoire, des symptômes apparaissent.

Nos habitudes changent, là ou nous étions à l'aise, cela devient inconfortable, l'intérêt pour certaines activités tombe, des relations s'éloignent, d'autres se forment, des proches ne sont plus aussi proches.
Ce qui avait du sens n'en a plus vraiment, une grande lassitude prend possession de nos âmes, une tristesse, une sorte de mélancolie sans raison apparente.
Transmuter est douloureux, pour le corps, pour l'âme, résister au changement est douloureux, résister rend malade.
Transmuter est nécessaire et incontournable, nul ne peut y échapper. 

La transformation est une guérison qui prend un certain temps, elle est toujours en cours mais la finalité n'apparait pas, elle nous échappe, les repères habituels tombent, on ne sait pas ou aller, quoi faire.
Le mental est très agité, il s'affole, fébrile et inquiet, il cherche la sortie.

Expérimenter la fragilité, le doute, l’impuissance, l’angoisse.

Expérimenter tous les recoins de mon humanité est très inconfortable. 

Expérimenter, accepter ses échecs, ressentir, se relever, rester en mouvement, s'abandonner simplement à l'intelligence de la vie, seule issue possible.


La transmutation est un feu qui consume les anciens systèmes, nettoie les mémoires cellulaires permettant à plus de lumière de s'incarner dans la matière.

C'est l'instant de la nuit juste avant l'aube. A ce moment là, dans la forme, je suis fragile et vulnérable, c'est ce qui doit être vécu.


 


POINT ZERO




Existe t-il vraiment, cet endroit tant convoité qui ne peut jamais être atteint, qui n'est séparé de rien, présence vide, pleine de vie, silencieuse, sans contraire, point aveugle toujours ouvert qui s'offre uniquement à celui qui réalise qu'il ne l'a jamais perdu.
Pourquoi chercher ce qui n'existe pas dans le monde mais qui est la source de toutes choses, c'est parfaitement inutile, déjà donné, nous sommes déjà cela ... à vous de voir.

Merci Louis pour ce magnifique ciel étoilé.

DEPOSER SON FARDEAU




 
Tellement remplies de certitudes et de pensées inutiles, nous nous sommes fait engloutir par nos propres croyances, obésité mentale qui s'est emparée de notre liberté naturelle.
Il est grand temps de retrouver la nature du vide, notre vrai nature.
Ne gardons plus en nous toutes ces choses qui ne nous appartiennent pas, ne croyons plus à tout ça, absolument rien de tangible ne pourrait nous constituer, libérons nous de ce fardeau, redonnons au monde ce qui appartient au monde. 
Enfin vidé de nos fausses croyances, nous découvrons que nous étions déjà libre, la sensation de ne pas l'être était aussi une croyance


DISCERNEMENT

 




Par manque de discernement, nous confondons l'ego, cet empilement de pensées et de croyances, avec la réalité de notre vrai nature.
Inspirons nous de certains oiseaux de proie aux capacités étonnantes qui parviennent à distinguer un mulot caché dans l'herbe à plus de cinq cent mètres de distance, de la même manière, l'investigation du soi nécessite un regard perçant, faire du discernement une qualité indispensable pour ne pas "prendre des vessies pour des lanternes".
On le sait, l'être humain s'illusionne facilement et finit par être dupé par les apparences, pour retourner à la source dont il provient, le regard doit résister à la force centrifuge qui le projette contre les parois du monde. Cette force "contre nature" provient de l'identification, des conditionnements et des croyances.
Pas toujours simple à comprendre mais radical dans ses conséquences, tout ce qui peut être décrit, ce n’est pas ça, c'est transitoire, tout ce dont nous faisons l'expérience ce n'est pas ça non plus.
Quitte à en choquer plus d'un, je vous invite à constater par vous même que la conscience éveillée tant recherchée est la conscience ordinaire, ni plus ni moins, pas besoin d’aller la chercher ailleurs sous une autre forme, sinon cela voudrait dire que nous ne sommes pas complet ici, ce qui est impossible. Le mental n'est pas fait pour voir quelque chose d'aussi simple et d'aussi intime car il sépare tout ce qu'il touche, c'est sa fonction.
Vouloir atteindre quelque chose est le mouvement d'une personne qui croit qu'elle est séparée de sa source mais la vérité peut se dévoiler d'elle même si les conditions sont réunies. Arrêtons de nous prendre pour quelqu'un et la clarté de la vision fera le reste. Le discernement est l'outil qui convient, sans lui, le réel est voilé et nous restons dans l'ignorance.
Le discernement permet par la concentration dans l'instant d'ouvrir un espace de contemplation et de silence, cet espace n'est pas personnel, il est simplement conscient de sa propre présence.
Une fois que l'indicible reprend la place qui lui revient, on peut alors s'amuser à en décrire les contours, les conséquences, la détente que cela produit dans le corps, on peut parler de cet espace qui dit "oui" en permanence, qui est complet, accueillant, chaleureux, qui ne juge pas, sans conditions, ne demande rien, toujours là, ouvert et accessible dans l'instant.
N'oublions pas que la description de ces états est anecdotique et sans grand interêt, mais cela reste une belle carotte pour celui qui cherche encore.
Ce qui compte vraiment c'est de retourner à l'endroit d'ou l'on est jamais parti. Pour parvenir à cela il ne sert à rien de faire quelque chose, il s'agit juste de voir avec lucidité et à travers la lentille convergente du discernement, permettre la réalisation, c'est à dire la vision claire de ce qui est réel.



A PROPOS DE LA VIE








Une fois que la présence s'est révélée, je n'ai pas trouvé quoi que ce soit d'autre, quelque chose que je croyais être "moi" a été démasqué, la croyance d'être identifié à cela s'est désagrégée progressivement comme un vieux papier peint qui se décolle du mur. 

Cette croyance en un "moi" séparé est la pensée racine sur laquelle repose la dualité de l'existence, au cours de la vie, le festival des croyances peut continuer longtemps, des zones d'ombre qui attendent d'être explorées, des croyances auxquelles nous tenons beaucoup, il faut du temps et des épreuves pour les abandonner. 

L'effondrement salutaire fut l'instant d'éveil, je découvrais que je ne pourrai jamais atteindre ce que je suis déjà, quête inutile et sans objet. Il n'y a qu'une seule réalité, unique, immobile, vide et sans limite, conscience qui se perçoit elle-même, située en amont de toute chose, l'unité de ce que je suis n'a pas besoin d'en savoir plus. 

L'existence continue, dans la forme, fragile, le désir de vivre anime l'être humain, il rit, il pleure, il a des problèmes, il espère, il est heureux, il est amoureux, il est triste, il s'impatiente, il dort, il parle, il réfléchit, il souffre, il regrette, il est frustré, il a faim, il est fatigué, il a peur, il partage, il danse, il vit sa vie... c'est transitoire, c'est libre, c'est l'histoire du personnage dans le monde de la dualité, aucune erreur possible, c'est ce qui arrive, tout ce qui arrive dans la marmite de la vie est une cascade de réactions en chaines, de transformations, c'est l'énergie, en devenir, en mouvement. La vie est une métamorphose constante, provenant de la source en tant que monde manifesté en mouvement. 

N'écoutez pas les marchands de sommeil spiritualistes qui vous promettent la paix éternelle ici-bas, c'est faux, la vie est pure création aussitôt consumée par un feu permanent. La vraie paix n'est pas une absence de mouvements dans le monde, c'est voir le monde à partir du silence de la présence. 

Retrouvons notre lien naturel, simple et profond avec la terre, ne nous coupons pas de nos émotions, de nos intuitions, ne nous coupons pas de la vie, l'illusion serait de croire que nous pourrions nous affranchir de l'incarnation. Or, nous avons un besoin vital de nous enraciner solidement dans la matière, sinon que pourrions-nous transcender ? Corps et esprit sont deux faces d'une même pièce, l'un ne va pas sans l'autre. L'étincelle alchimique jaillit toujours du fin fond de la matière pour retourner à l'esprit, terre et ciel ne font qu'un. 

Et à ceux qui sont encore en quête de l'éveil, voyez que le personnage ne peut pas s'éveiller car il n'est pas de nature réelle, il est construit, éphémère structure projetée sur l'écran du monde, à ne pas confondre avec ce que je suis, ce qui le remplit de vie, je suis ce qui est présent pour le vivre, je ne suis ni la pensée, ni la mémoire, ni ce qui est ressenti, je suis avant, toujours avant. 

Lorsque cette fleur est vue, pourquoi "je" rajoute quelqu'un qui la regarde, ce n'est pas vraiment l'expérience qui se vit, il y a juste une fleur qui apparait ... à personne ; la fleur est remplie de conscience, elle en est indissociable, c'est simple et étrangement si difficile à voir. 

Durant ce temps d'incarnation, n'oublions pas qui nous sommes, cessons donc toute recherche, remercions et vivons notre vie.

CE QUI RESTE





A la fin de la quête, que reste t'il ? 

Et bien, il ne reste rien, la perte est totale, l'illusion s'est consumée, volatilisée.

La fin de la quête correspond à la réalisation qu'il n'y a pas de quête et pas de fin.

Je répète souvent que vous n'allez pas acquérir des connaissances ou quelque chose de plus, c'est plutôt la voie du dépouillement et de l'abandon, vous allez tout perdre même l'idée de vous-même.

C'est pourquoi cette proposition va à l'opposé de celui qui cherche à garder, à maintenir, à accumuler du savoir, des concepts et des certitudes.

La vérité est au delà des concepts, la vérité est si simple d'accès. Malheureusement la voie directe qui est proposée ici n'intéresse personne parce-que le "moi-ego" ne veut pas perdre son pouvoir, l'indication non duelle déclenche une réaction de peur renforçant le personnage qui se sent menacé de disparition.

Pourtant, la condition humaine pourrait s'affranchir des croyances limitantes, le chaos apparent du monde nous y oblige tant les vagues d'informations contradictoires sont incessantes. La confusion, les oppositions s'intensifient, la lutte entre "les pour et les contres", la dualité renforce la croyance racine d'identification qui est le mécanisme de sauvegarde de l'ego.

La rumination mentale des concepts et des opinions est la pire des maladie humaine, mais à force de se perdre dans le labyrinthe des illusions, dans les impasses de nos croyances, ce mécanisme mental épuise l'organisme et joue le rôle de révélateur, de catalyseur, jusqu'a ce que la lumière de la présence fissure les certitudes en s'illuminant de l'intérieur et nous libère de cette prison mentale, cela arrivera un jour, même si s'est dans mille ans... ce sera toujours maintenant. 

Il s'agit de voir qu'il n'y a pas de barreaux aux fenêtres, pas de portes fermées à clé, aucune prison ne peut contenir "cela qui voit", tout apparait puis disparait sans laisser de traces, le vide de la présence est la seule réalité. L'impermanence des choses est une loi du monde connu qu'il est essentiel de réaliser. 

Qui voit ça ? Ce qui voit ça est déjà libre, c'est ce qui reste quand il n'y a plus personne, c'est la présence de l'instant, c'est la vrai liberté de notre nature même.


ABSENT POUR L'INSTANT





Soyez présent à votre corps, soyez suffisamment présent et attentif pour que votre absence se révèle derrière le vide des sensations corporelles.
Cette absence est ce qui reste lorsque la présence se vit.
Pas de techniques, pas d'objectifs, pas d'attentes, votre nature est présence, elle ne peut se fuir car elle est non duelle, vous êtes tel que vous êtes sans amélioration possible, sans solutions ni résolutions.
Espérer et devenir ne sont pas nécessaire, tout est déjà complet.
C'est absolument simple et tranquille, le monde est englouti par ce vide vivant à chaque instant, vécue de cette façon, votre nature se révèle et sa lumière peut alors s'incarner au coeur de la manifestation.



EN QUETE DE CONVERGENCE







Après un instant d'éveil, nous cherchons par tous les moyens à maintenir dans le temps cette expérience hors du temps.
Comme une mise à jour, une fois que l'instant d'éveil à provoqué le "reset" des systèmes de croyances, la réinitialisation des paramètres d'usine peut s'effectuer totalement ou partiellement selon les circonstances et l'ouverture de chacun. 
Le basculement est la plupart du temps incomplet, alors, par habitude, par inertie, de retour aux commandes, l'ego se demande comment s'aligner avec cette découverte, comment faire converger cette vision avec le cours habituel de sa vie car il croit vraiment être l'auteur de ce réveil.
L'ego revient, du moins l'identification avec tout son système de croyances, estimant s'être éveillé, il cherche à converger vers un état imaginaire compatible avec le mythe de l'éveil.
La quête de convergence que certains appellent la recherche de congruence est un mécanisme égotique aussi impossible à atteindre qu'inutile.
Une des grandes difficultés c'est de croire qu'il y a un chemin, que l'on doit faire quelque chose de compatible avec la vision et de le vivre au quotidien dans la manifestation. Cette posture occasionne beaucoup de souffrances et demande des efforts considérables.
Aussi longtemps qu'un individu séparé perdure, il cherche à correspondre à un modèle, et s'il arrive qu'il ne se sente pas aligné pendant un temps, c’est un leurre. Tant que le mental suggère que ça devrait être autrement, l'alignement n'est pas correct, tant qu'une croyance reste superposée à ce qui se passe.
Acceptons pendant un temps la vision idéalisée imposée par les croyances du mental, de la même manière que les feuilles tombent à l'automne, ça passera, laissons nous dépouiller naturellement de tous les attachements.
Il n'y a pas quelqu'un qui doit correspondre à un modèle, tout effort est vain, abdiquer est la seule issue possible.
Faire semblant d'être quelqu'un d'autre n'est pas utile, lorsque la vision vide le contenant, le vivant reprend sa place, la simplicité est la convergence.

CONSCIENCE PURE


 

D'aussi loin que je m'en souvienne, j'ai toujours eu l'intuition que la réalité n'était pas ce qu'elle semblait être. Inlassablement, j'ai cherché, impossible de me satisfaire de ce monde imposé par la pensée commune ; j'ai cherché pendant longtemps...
Puis vint le jour ou, brusquement, j'ai arrêté de chercher, lorsque j'ai réalisé que c'était déjà là, que j'étais cela sans la personne que je croyais être.
Une évidence s'imposa alors, réalisant l'absurdité de cette farce cosmique, la recherche cessa.
Malgré un matérialisme de façade, le monde nous pousse à découvrir le trésor, juste derrière le vide abyssal des sensations corporelles se trouve la porte dérobée.
La réalité de ce que nous sommes en ce moment n'est cachée qu'en apparence par les sens, dissimulée par l'activité bruyante du mental discursif.
Nous sommes conscience pure sans limites, mais curieusement, nous préférons nous limiter, nous identifier au corps.
Par la pratique de l'expérience directe, il est aisé de constater que ce qui est perçu est aussi le percevant en l'absence de celui qui perçoit, autrement dit qu'il n'y a pas de séparation entre ce qui est perçu et ce qui perçoit.
Lorsque cela est vu, le personnage s'efface car il vient d'être démasqué comme étant l'usurpateur, celui qui est de trop.
La pensée d'être "moi", entité séparée, est juste un bon film qui se joue, le film de ma vie.
Abandonnée, cette croyance reste posée là comme une potiche car elle fait partie du monde mais n'est plus confondue pour quelqu'un, la vie peut alors se vivre sans protections, libre de s'exprimer telle qu'elle est, émotions, sentiments et autres jaillissements des parts d'humanités reprenant naturellement leurs justes places.
Rien n'est à comprendre, des choses apparaissent et disparaissent constamment au sein de cette ouverture consciente, laquelle n'est jamais affectée par quoi que ce soit qui apparait ou disparait.
La conscience ne se perçoit pas, elle est conscience pure, s'illumine d'elle même au sein de sa propre présence, c'est notre nature essentielle.
Pourquoi désirer plus que de n'être rien, la réalité est un vrai choc pour celui qui croyait diriger sa vie, une belle histoire qui part en fumée, la vraie liberté est à ce prix.



UN CHAT...QUI REGARDE ?




Amusez vous à vous fondre dans le regard d'un chat et vous serez surpris à quel point il renvoie à votre propre intimité, comme il répond instantanément à votre propre présence, le trouble que cela procure est dût au phénomène de résonance induit par la conscience.
Contemplez la clarté lumineuse du "sans ego", la conscience se contemple elle même sans filtre déformant, feu éternel émanant directement du coeur qui nous confronte à l'implacable réalité.
C'est une des grandes leçons que nous donne le règne animal, à travers l'absence d'identification, la puissante vibration élémentaire ressentie à son contact revitalise le corps vital par l'information de guérison qu'elle transmet. Ce n'est pas par hasard que les liens entre le règne animal et l'humanité soient si forts pour le meilleur et pour le pire.
Malgré les souffrances qu'il endure, l'animal nous accompagne, il nous soigne, il donne, ne demande rien, il nous invite à abandonner notre arrogance, à laisser les tiraillements du mental se dissoudre dans "l'être", dans ce regard mystérieux. C'est la même conscience partout, rien n'existe en dehors, c'est la même lumière qui sous-tend tous les règnes.
Par l'absence de jugement, par le vécu spontané et joyeux de l'instant, l'animal nous rappelle que la source n'est jamais éloignée mais qu'elle est déjà ici maintenant, pleinement vivante et vibrante, s'exprimant en tant que nos vies. Honorons ce lien précieux qui nous guide et guérit nos blessures.

 

VOIE DIRECTE

 




En ce premier jour de l'année, s'il existe un intérêt et des questionnements pour l'éveil, inutile de partir à sa recherche car il nous est déjà donné.

L'arrêt de la recherche est conditionné par l'abandon des croyances.

Abandonnez la croyance que nous sommes contraint de cheminer sur un sentier étroit vers une hypothétique destination qui serait le but a atteindre.

Abandonnez la croyance que nous devons attendre de devenir parfait, d'avoir guérit toutes nos blessures et de maitriser notre destinée.

Abandonnez la croyance que notre condition, nos imperfections, nos insuffisances, nos faiblesses, nos failles, nos peurs, notre agitation, nos bonheurs éphémères, que la forme prise par notre humanité si fragile et si misérable, que tous ces états nous définissent.

Et surtout, abandonnez la croyance que la vie devrait être différente de ce qu'elle est maintenant, abandonnez la lutte.

Par ignorance, la quête du bonheur s'est attaché à poursuivre l'arc en ciel illusoire, la quête s'est tournée vers quelque chose à l'extérieur qui jamais ne pourra nous combler.

La voie directe dont parlent les grandes traditions de sagesse est accessible maintenant et sans détour, ce n'est ni extérieur, ni intérieur, ce n'est pas un lieu dans lequel on se trouve, ce n'est pas une destination, ce qui nous défini n'est pas un objet, ce n'est pas connu.

La présence que nous sommes n'est pas quelque chose dont quelqu'un peut se saisir, on ne peut pas l'atteindre parce qu'elle est notre essence, nous ne pouvons pas nous en extraire pour la décrire, c'est une impasse.

Le monde, en nous indiquant le reflet de ce que nous sommes, ou dit autrement, en nous indiquant ce que nous ne sommes pas, nous ramène à notre présence.

Regardons ce qui est là et réveillons nous sans tarder pour échapper à l'hypnose générale, aux conditionnements d'années d'éducation, aux dictats de la société, à l'abrutissement des médias, nous avons cru à la dictature du bonheur, au rêve de folie dans lequel s'est empêtré l'humanité. L'urgence de la révélation ne peut plus être différée

La voie directe transperce l'illusion telle une flèche, laissant transparaitre notre lumière essentielle déjà là, déjà parfaite qui ne nous a jamais quitté, remplie à profusion sans qu'il soit possible ni d'ajouter ni de retirer quoi que ce soit, et dont le feu incandescent brule toujours à son maximum d'intensité.

Pas besoin d'attendre d'aller mieux demain, c'est maintenant, c'est la voie directe.

En ce premier jour de l'année, si nous ne devions faire qu'un seul voeu, pourquoi ne pas dire Oui à Cela.


AU CREPUSCULE DE L'ANCIEN MONDE







A tous les chercheurs de vérité qui ressentent l'appel intérieur...

Alors que les soubresauts du monde s'accentuent, que l'effondrement semble inéluctable, il devient plus que jamais nécessaire d'aller questionner l'essentiel.
Avant toute chose, faites silence, éteignez les écrans, fuyez les médias, laissez tomber vos opinions ou celles des autres, ignorez les injonctions de la société qui vous coupe du vivant.
C'est urgent, c'est vital.
Allez plutôt marcher en forêt et laissez le mental se calmer.
Connectez vous à la nature, touchez les arbres, touchez la terre, reprenez contact avec ce qui ne vous ment pas.
Faites silence et ressentez maintenant le Feux de votre pouvoir qui attend d'être reconnu.
Ce feux est celui de la présence qui se tient là, dans l'ombre de votre absence, vide, éternellement présent, infini, sans limites.
Comment est-il possible que cela ne soit pas vu, que l'évidence soit à ce point occultée. Ouvrez les yeux, vos yeux intérieurs, il n'y a que Cela partout, ça crève l'écran !

Inversez la direction de l'attention, ne restez pas focalisés, hypnotisés par l'extérieur, par les objets ; à force d'identifications aliénantes, l'attention s'est perdue dans la périphérie du monde, dans le connu.
Allez voir d'ou provient la vision, il n'y a pas d'observateur, l'origine de l'attention n'est pas localisée, laissez le regard se désidentifier peu à peu de l'observateur.

N'attendez plus, ne cherchez plus d'excuses, regardez qui vous êtes vraiment, n'ayez pas peur de tout perdre, vos certitudes, votre histoire.
Laissez la place vide et restez tranquille, attendez, laissez vous prendre par la douce et radieuse lumière consciente que vous êtes totalement, sans séparations, dans la clarté évidente qui n'a besoin de rien, qui se suffit à elle-même. La stabilité inébranlable de ce socle, s'il est reconnu, vous servira d'ancrage dans la mer déchainée de la transformation planétaire.

Arrêtez de chercher le bonheur dans l'impasse de vos croyances.
Vous êtes déjà arrivé à destination, mais pour le voir il est nécessaire de se dépouiller de tous les oripeaux qui vous entravent, et qui maintiennent l'illusion et l'identification au personnage.  

Ne vous y trompez pas, je ne vous dis pas que c'est facile, je vous dis que c'est très simple et comme vous le savez, ce qui est simple reste caché tant le mental refuse la simplicité. Surtout, ne confondez pas la vision d'éveil avec le développement personnel, votre vie ne va pas s'améliorer, vous ne serez pas une meilleure personne, vous n'irez pas dans le sens du mieux ou du plus ; à l'inverse vous allez perdre vos certitudes, vos croyances, vos conditionnements ce qui rendra la vie plus simple.
En fait, l'onde de choc de l'éveil permet de distinguer clairement ce qui est réel par la négative : je sais de manière absolue ce que je ne suis pas mais si je me cherche, je ne me trouve jamais, je n'existe pas en tant que moi séparé, c'est une évidence non objective. Dans ce sens, le mental ne sera jamais l'outil de la révélation, la source ne lui est pas accessible.
Ne cherchez pas a atteindre ce que vous êtes déjà, aussi longtemps que la recherche perdurera, l'instant d'éveil attendra, parfois toute une vie pour voir ce qui est déjà là, ici maintenant, simple et tranquille, qui ne demande rien et qui se donne sans conditions.
De l'urgence à réaliser dépend votre capacité à abandonner la recherche.

Au risque de me répéter, ce qui se passe dans le monde n'est pas séparé de nous, le désordre apparent est la forme que prend la conscience pour indiquer qu'il est grand temps de rentrer à la maison.
Laissez partir l'ancien monde, c'est le mouvement naturel de l'ordre des choses. Accompagnez l'ouverture de conscience qui s'annonce et saisissez cet instant comme l'opportunité de vivre pleinement le changement de paradigme planétaire, la guérison est en marche.




LAISSE PARLER LA PEUR






Le monde est secoué, des vagues d'énergies collectives circulent, la peur est l'une d'entre elles. 
La peur rode, elle vient frapper à ta porte, ne la laisse pas dehors, ne la toise pas feignant de l'ignorer. 
Invite la peur à rentrer dans ta maison, elle veut te parler, invite la à prendre le thé, elle cherche a communiquer. 
C'est une amie qui te rend visite, papote quelques minutes, écoute puis laisse-la partir comme elle est venue, ainsi reconnue, elle te libère et retourne à la source. 
Ressent la peur, rencontre-la, laisse la te traverser, c'est une émotion, c'est une information qui circule librement, ne lui fait pas obstacle. 
Rencontrer la peur c'est la ressentir ; une peur qui n'a pas été rencontrée reviendra toujours frapper a la porte c'est une loi naturelle du monde. 
Dans notre culture, cette émotion est souvent refoulée, elle se fixe dans le corps en attendant d'être vécue et prend la forme de tensions. L'accumulation des ces tensions est toxique et rend malade, notamment le stress, cette forme de peur chronique qui épuise les défenses immunitaires. 
Souvent, des mécanismes psychologiques d'évitements déguisent la peur qui peut prendre bien d'autres formes pour ne pas être reconnue : colère, agressivité, déni, la liste est longue... 
Au niveau vital la peur instinctive protège le corps, elle est nécessaire, au niveau mental la peur est toujours la réaction de l'ego qui se sent menacé, soit au travers de ce qu'il croit posséder, soit dans ce qu'il croit contrôler. 
Je suggère d'aborder la peur comme étant une énergie circulante, ni bonne ni mauvaise qui apparait puis disparait, si elle est pleinement vécue elle ne laisse pas de traces; inutile d'en connaitre l'origine, l'important étant de la vivre pleinement. 
Fondamentalement, lorsque l'ego n'est plus aux commandes, notre nature profonde ne retient pas la peur, elle en est même totalement étrangère, c'est la croyance que cette peur appartient à quelqu'un qui lui confère son pouvoir délétère, il en va de même pour toutes formes d'énergies émotionnelles retenues. 
Les temps sont propices, chacun face a lui-même sans échappatoires, devra regarder sa peur en face et voire qu'elle ne fait que passer, qu'elle n'est pas vraiment réelle. 
Le nettoyage planétaire est en marche, il nous oblige enfin a poser le regard sur nos blessures passées, mémoires profondes individuelles, générationnelles et collectives qui attendent d'êtres guéries. 
La forme que prend cette grande transformation énergétique planétaire est surprenante, l'intelligence de la création est à l'oeuvre, elle nous place face a notre arrogance, notre insignifiance mais cette crise est aussi un cadeau, l'opportunité unique d'une véritable mutation intérieure, d'une métamorphose. 
C'est pourquoi la peur rode, peur de se confronter à soi, peur du vide, peur de la mort, peur de tout perdre, mais surtout la peur de voir qu'il n'y a rien a voir : là est l'endroit de toutes les peurs. 
Ecoute ta peur car elle te guide vers l'endroit ou elle disparait, cet endroit est ta demeure. 
Le cadeau qui est offert est inestimable, libre à chacun d'en apprécier toute la valeur. 



INCARNER LA VISION DANS LE MONDE






Ce qui fait suite à l'instant d'éveil dans le monde est comme une deuxième naissance, la vrai naissance, celle qui fait franchir le seuil du non-retour.
Néanmoins, le plus souvent, l'inertie de l'ancien monde attire encore l'attention tel un spectre fantomatique venant régulièrement hanter le champ de conscience et réactiver les mémoires corporelles par les croyances bien ancrées de l'identification.
Autant la vision d'éveil est instantanée, autant la réalisation prend du temps car il lui faut s'incarner dans le monde.
L'instant d'éveil est comme un virus, il contamine tout l'organisme jusqu'a ce que l'identification au personnage ait disparu, c'est pourquoi ce processus prend du temps car il est lié au corps et aux mémoires.
Les différentes strates de mémoires émotionnelles accumulées depuis l'enfance vont êtres transformées par le feu de la vision.
L'aspect personnel attaché au sens du moi se dissout progressivement.
La réalisation n'est pas une montée vers dieu mais plutôt une descente dans la matière jusqu'a la transcendance, jusqu'a la disparition de l'idée d'être séparé, isolé dans un monde qui serait à l'extérieur.
Il reste alors un piège très subtil, l'unité se réalisant "non-deux" n'est pas la négation du personnage qui s'exprime dans la manifestation.
Beaucoup de confusion règne autour de cette notion car il y a la croyance que l'ego doit disparaitre, alors qu'il fait parti intégrante du monde en mouvement, il est une des expressions de ce que je suis, ce n'est pas une erreur, c'est la manifestation telle qu'elle apparait, c'est vu comme l'apparition d'une identification personnelle maintenant démasquée.
Finalement, transcender l'ancien monde c'est vivre pleinement notre humanité avec le paradoxe qui inclut également le "moi-ego" et cela, à partir de ma vrai nature.
La libération c'est aussi voir qu'il n'y a rien a libérer, c'est déjà là, le festin est déjà servi ... on peut enfin se détendre et célébrer.

Je vous souhaite une très bonne année 2020 et de merveilleuses découvertes intérieures.

L'APPEL







La vérité ne tombe pas du ciel, la brulure du questionnement doit être vive, la quête d'absolu une nécessité vitale, la priorité des priorités donnée à l'exploration du réel, du vivant en nous, sinon rien n'arrivera. 
La tiédeur n'appelle jamais la grâce, seul un intense feu intérieur est capable de l'accueillir. 

ARRETE DE COURIR








Avant la première vision, je croyais que je devais faire quelque chose pour devenir quelqu'un. Il y avait encore cette idée d'avoir un but à atteindre, de courir après un accomplissement.
Finalement non, toute cette agitation est vaine, ce n'est pas nécessaire. 
La vie est autonome par essence, intelligente par elle même et s'écoule dans le flot naturel du monde manifesté suivant les méandres de la moindre résistance. Le "je" fait partie de ce flot, l'abandonner permet de remonter à la source de l'instant qui est notre état naturel.

L'instant est aussi affuté que le fil du rasoir, il n'y a rien, ni avant, ni après, c'est radical, il n'y a rien, il ne se passe absolument rien d'instant en instant, rien à attendre, rien à atteindre, rien a comprendre, il n'y a que cela...la vision arrête le mouvement.

Cette simplicité sidère le mental pour lequel l'instant est vide alors qu'en réalité c'est plein, complet, plénitude du rien que je suis.
Ce n'est pas caché, au contraire, c'est très ouvert, c'est même si simple et si évident que l'attention, si elle reste captivée par le monde, passe à côté du réel.

Certes, il est difficile d'arrêter de courir dans un monde qui prône l'accomplissement personnel comme le premier des commandements.
Il semble bien que ce soit un des nombreux conditionnements  nécessaires, jusqu'a ce que, saturé d'identification personnelle, l'illusion s'effondre d'elle-même comme un château de carte.
Ce peut être le moment de la reconnaissance, l'effondrement des repères produit l'embrasement du personnage illusoire qui n'a jamais existé : c'est l'instant d'éveil.

S'agiter dans le monde est encore possible, là bas, oui bien sur, tout peut continuer à s'agiter comme avant, mais ici, maintenant, ça s'est arrêté de courir.


SEULEMENT PERDU DANS LES PENSEES




Nous pensons que nous sommes éloignés, à distance du bonheur ou que nous l'avons perdu, égaré.
C'est une pensée, c'est faux, nous ne pouvons pas le perdre, c'est impossible. Ce que nous sommes ne peut être perdu, la conscience est en même temps ce qui apparait et ce que je suis, il n'y a pas d'autre endroit que celui-ci. C'est toujours là, toujours présent, se perdre n'est possible que par la croyance d'être perdu. En déposant les croyances, les pensées, il ne reste que la réalité qui est présente maintenant, cette réalité n'est pas distante, elle est ce que je suis, ce qui ne peut être ni perdu ni volé. 
Ce n'est pas connu par les sens, ce n'est pas une perception et pourtant toute la place brille de cette clarté silencieuse.